Buonalbergo – Benevento – 26,5 km (359)
Nous montons jusqu’à Buonalbergo. Nous aurions pu l’éviter mais le chemin que nous aurions dû prendre était boueux, pentu et glissant. Nous préférons la route.
Répit de courte durée !!! Nous qui n’étions pas content de ne marcher que sur le goudron, nous allons être servis avec les petits chemins, juste le jour où il ne fallait pas y passer. 



Ça fait tellement floc, floc dans mes chaussures que je cherche un abri pour les vider. Le hangar d’une ferme sera parfait.
Les chaussures en goretex, c’est bien pour ne pas se mouiller les pieds mais, une fois que l’eau est rentrée elle ne sort plus !!!
Le pissadou, c’est l’eau qui est sortie de mes semelles intérieures lorsque je les ai pressées !!!
Repas chez l’habitant !!! Heureusement que beaucoup de maison sont inhabitées, cela nous a permis de manger notre sandwich à l’abri. 
Yves cantonnier !!! Il n’a pas arrêté de faire des rigoles pour faire partir l’eau dans les fossés.
Il s’est enfin arrêté de pleuvoir. 

Un séchoir à tabac. Il y en a partout mais on cultive de moins en moins le tabac.
Arrivée à Benavento.
L’arc de Trajan. 

Celle di San Vito – Buonalbergo – 28 km (332,5)
Départ de Celle di San Vito par une côte de 2 km, face aux courbes de niveau. Dur, dur. Le tracteur m’aide beaucoup !!!
Un grand ensemble d’immeubles perdus au milieu de rien, avec peu de signes de vie. Peut-être que ce sont les maisons qui ont servi à loger les gens qui ont construit les éoliennes qui nous entourent ??? Ça fait 3 jours que nous voyons des éoliennes à perte de vue, dans toutes les directions. 
Il y en a même à 6 branches !!! Menteuse !!! Je suis arrivée à en prendre 2 ensemble.
Aujourd’hui je suis avec mon touriste japonais qui prend des photos avec son IPad. Le pauvre, il n’a pas de chance, ça fait deux fois que son appareil photo lui dit « batterie vide ». La première fois comme il n’arrivait pas à la recharger, il en a enfin trouvé une neuve à Bari. La neuve lui dit la même chose !!! C’est à rien n’y comprendre et bien embêtant car ce n’est pas pratique de marcher l’IPad à la main.
Ce matin, il fait du vent donc beaucoup plus frais. 




Ça fait un moment que nous voyons de la rubalise pour indiquer le chemin. Il doit y avoir une course pédestre ou à vélo. Les pauvres ils vont tourner dans la gadoue !!!
Erreur c’est pour les voitures !!!
Et voilà l’état du chemin !!! Heureusement que nous sommes passés le jour où il n’y avait pas les voitures et nous pensons qu’elles ne sont pas encore passées sauf celles qui ont balisé le parcours. 
Nous passons plusieurs gués. Et je n’ai pas mouillé mes chaussures 👠 !!! Grâce à la main secourable d’Yves !!!
Une église moderne dans un tout petit village. Elle semble un peu abandonnée. Nous nous y installons dans un coin à l’abri du vent pour manger notre délicieux sandwich préparé par notre logeuse de Celle.
Un des multiples chemins de croix que nous voyons dans presque tous les villages. 

Ça monte pour aller à Buonalbergo. Une voiture s’arrête devant nous. C’est notre logeuse qui nous a vu passer. Heureusement car la ferme dans laquelle nous allons dormir est à 2 km du village. C’est la dame de Celle qui nous a trouvé l’hébergement, ça nous arrange lorsque quelqu’un réserve pour nous, car mon italien est très sommaire et dans la montagne ils ne parlent pas anglais. En plus nous devions l’appeler à Buonalbergo devant le poste à essence quand nous y serions arrivés. Poste à essence que nous n’avons pas vu le lendemain lorsque nous sommes passés dans le village.
Nous sommes donc dans une ferme que j’ai oubliée de photographier. Excellent accueil, excellent repas. Deuxième jour sans internet. Je commence à prendre du retard !!!
Troia – Celle di San Vito – 16 km (304,5)
Départ de Troia en descente. Pas la peine de le préciser, il fait très beau. 

Une ferme solaire de 800 m de long. 


Quand ça monte, j’ai mon tracteur !!!
Repos à l’ombre, c’est la journée la plus chaude depuis notre arrivée. 
Pause repas, des croissants avec fromage, jambon et salade. Surprenant à la première bouchée car légèrement sucré mais ensuite très bon. Nous ont trouvé ceci dans le bar où nous avons déjeuné ce matin. La plus part des chambres d’hôtes dans lesquelles nous dormons sont marquées petit-déjeuner compris. En fait on nous donne un ticket pour aller déjeuner dans le bar du coin et nous avons droit à un café ou un capuchino et à un croissant. C’est le petit-déjeuner italien. Un peu juste quand on randonne. !!!

Nous voici à Celle di San Vito.
Celle di San Vito (Cèlle de Sant Uite ou Vite en faetar) est une commune italienne de la province de Foggia dans la région des Pouilles. C’est une enclave de langue francoprovençale où l’on parle le faetar. Wikipedia.
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Francoprovençal



Les nappes dans l’unique bar restaurant de Celle.
Aujourd’hui, les photos ont toutes des couleurs particulières. Comme nous n’avions pas internet, Yves a eu le temps de transformer les photos !!!!
Ordona – Troia – 15 km (288,5)
Nous avons dormi à côté des éoliennes. Ce n’est que ce matin que je me suis rendu-compte qu’il y avait un léger bruit de fond.
Aujourd’hui l’étape fait 34 km plus les 4 pour retourner au village, 38 km c’est trop pour moi !!! Nous demandons à notre logeur s’il peut nous avancer sur notre étape. Pas de problème, il le fait pour tous les pèlerins. Il nous pose donc sur le parcours, résultat nous ne faisons que 15 km, un régal, à 12 h30 nous sommes arrivés et attablés dans un restaurant !!!
Au bord du chemin plein de maisons comme celle-ci, murées ou abandonnées et abîmées.
Depuis hier c’est le coin des éoliennes certainement à cause du fort vent qui souffle. Hier par intermittence, aujourd’hui sans arrêt.
Nous allons dans l’autre sens au moins je n’ai pas les cheveux dans les yeux !!!
Au loin Troia. Enfin nous avons changé de paysage, c’est vallonné, nous avons des vues lointaines, les chemins sont très peu fréquentés. Nous marchons au milieu des céréales. 

Troia se rapproche. C’est une petite ville toute en longueur.
La Chiesa di San Basilio. Comme toujours pas de recul pour prendre la photo, des fils électriques …

Les rues perpendiculaires à la grande rue qui traverse la ville sont toutes très étroites.
On commence à monter sans s’en rendre vraiment compte.
Détail du magnifique portail de la cathédrale. Il est en bronze, d’un beau vert, j’ai eu beau trafiquer la photo, je ne suis pas arrivée à retrouver cette couleur. 
Notre logeuse qui a voulu à tout prix une photo.
Cerignola – Ordona – 30 km (273,5)
Nouveau passage devant les fosses à grains. Ce n’était pas sur notre route, j’ai juste mal regardé le GPS et nous sommes partis à l’opposé !!!
Et c’est parti pour 24 km !!! Cette fois-ci je ne vais pas me tromper c’est tout droit !!!
J’adore les panneaux : 40 d’un côté, 60 puis 40 de l’autre !!! Qui va pouvoir passer de 40 à 60 en si peu d’espace !!!
Vu dans un bar à Stornara. J’ai vu aussi sur internet un site sur certains endroits de Nîmes avec des dépôts d’ordures illicites qui battaient amplement ceux d’ici !!!
Oh, un rosier, a dit Yves !!! Visite obligatoire chez l’ophtalmologue au retour !!!
Arrêt pique-nique. Nous admirons le ciel. Sauve-qui-peut, le tonnerre gronde !!!

Nous avons sorti les capes de pluie pour rien, par chance. 
25 km, nous voilà à Ordona. Il nous faut partir vers le sud pour trouver l’hébergement que nous a réservé notre hôte hier soir.
Petit détour pour aller voir le site archéologique de Herdonia.
Des chiens batifolent dans le blé, pas un aboiement lorsque nous passons. Ça change de ceux qui sont derrière des grilles !!!
Nous sommes arrivés à destination sans avoir eu une goutte d’eau. Non ce n’est pas dans ce pré que nous allons dormir. Je ferai une photo demain. J’ai oublié d’en faire une en arrivant.
Canosa di Puglia – Cerignola – 19 km (243,5)
L’effect somnifère de mon antihistaminique étant passé, la journée de repos bénéfique, le spray d’eau de mer efficace pour déboucher mon nez, l’étape du jour vraiment très courte, je redémarre…
La cathédrale de Canosa
Nous avons déjà vu ces bulbes en vente chez les marchands de fruits et légumes, nous les avons même vus épluchés dans des barquettes. Apparemment ça se mange !!!
L’arc de Trajan en pleine campagne, au milieu d’une pépinière. 
Un panneau qui nous étonne nous sommes à 200 m d’altitude !!!
Il est en train de traiter !!!
Il ponte sull’Ofanto. Pont d’origine romaine, point de passage important tout au long des siècles sur la Via Traiana.
Yves tente le racolage au bord de la route.
Arbres regreffés avec succès.
On dirait le canal du Bas-Rhône. Nous le voyons souvent mais vide ???
Dommage qu’ils soient tous secs !!!
Le paysage commence à être légèrement vallonné. C’est plus agréable. 

Collection de panneaux rouillés. 
Ils ont tous leurs portails, même s’il n’y a pas de clôture !!!
Nous arrivons à Cerignola.
Des fosses à grains.
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Piano_delle_Fosse_del_Grano
Nous voilà arrivés dans notre chambre d’hôtes, face à la cathédrale, chez des gens charmants. Ils se sont débrouillés pour nous trouver un hébergement pour demain car il n’y avait rien sur notre guide, ni sur internet. Ça faisait au moins 8 km qu’on apercevait le dôme. Au départ on pensait que c’était une maison proche de nous !!!
La journée à été agréable, courte, au milieu des vignes, avec un temps magnifique.
Corato – Canosa di Puglia – 33 km (224,5)
J’ai un gros rhume. Hier soir j’ai pris un antihistaminique et ce matin je suis complètement endormie et sans énergie. 33 km c’est trop pour moi. Je décide de sauter l’étape. Yves part tout seul 😩.
Bus jusqu’à Barletta en passant par Andria. Le bus m’a posée dans cette rue. Heureusement que j’ai demandé où était la gare ??? L’entrée c’est cette petite porte à côté de l’arbre !!! C’est l’arrière de la gare.
Devant la gare c’est plus joli.
Ensuite train jusqu’à Canosa di Puglia. J’ai aperçu des oliviers, des oliviers, des oliviers et des vignes comme tous les jours !!! Ce soir, ça va mieux après une journée sans effort. 
Me voilà parti seul pour une bonne séance de marche accélèrée. Belle sortie de Corato, puis de nombreuses villas anciennes avec toit terrasse, allée d’entrée et piliers. 
On retrouve les « cabanons » abris des agriculteurs et des capitelles.
La route sera longue, droite et pas fréquentée.
Seul avec mes chaussures ….
Enfin presque … je croise 1 tracteur.
Puis des milliers d’étourneaux s’envolent (un instantané qui ne représente pas la réalité).
Vue d’une partie des cuves de l’huilerie Agrolio.
Et toujours les mêmes cultures, oliviers, peu de vignes et les traditionnelles or…. Loulou le travail t’attend.*
Tiens les premiers vergers d’oliviers palissés, mais aussi des vignes.
Bitonto – Corato – 28 km (191,5)
La cathédrale de Bitonto. Il fait gris mais il ne pleut pas. 
C’est dimanche, c’est pas facile de trouver une épicerie pour acheter à manger. Après avoir erré dans un dédale de petites rues nous trouvons le Forno où nous achèterons de la focaccia.
J’ai rarement vue des fleurs aussi bleues. Elles sont naturelles.
Le cimetière. Nous sommes étonnés par le monde que nous voyons, c’est 9 h, les gens se garent, rentrent dans le cimetière, ressortent, les fleuristes sont ouverts … Ça doit être la coutume pour le dimanche matin.



Aujourd’hui ça va être droit, droit, au milieu des oliviers jusqu’à Corato. 
La villa Ilderis du XVIIIème siècle. 

Nous trouvons régulièrement ce panneau. J’aimerais savoir à qui s’adresse NON GETTATE RIFIUTI !!! Ne pas jeter des déchets !!!
J’espère qu’il ne s’adresse pas aux pèlerins car ce n’est pas nous qui transportons de telles choses !!!
Ruvo di Puglia.
Et voilà Corato.



Depuis notre arrivée en Italie nous voyons des tonnes de confettis parterre. Enfin nous tombons sur un carnaval.
La rue restera très animée tard le soir.
Bari – œBitonto – 24 km (163,5)

Quelques photos prises hier soir dans les rues de Bari. 

À l’entrée comme à la sortie de Bari, beaucoup de bâtiments du style de Mussolini !!!
320 000 habitants, la sortie est très longue, c’est la capitale des Pouilles. 
Nous voilà enfin au bord de l’eau.
L’intérieur d’une poissonnerie, ce n’est pas comme chez nous, les coquillages sont dans l’eau.
Nous devions suivre le bord de mer sur plusieurs kilomètres, il est en grands travaux, nous voilà coincés entre les immeubles et les grilles du chantier.
Par chance il y a une visite du chantier et la police nous permet de rentrer et de circuler sur la future jetée. 
Fin du bord de mer. Nous allons atteindre des sommets ou tomber au fond du gouffre. Au choix !!! Nous circulons au bord d’une petite route étroite, avec une circulation intense. Le rêve !!!
Echapée sur un monotrace que nous avons eu des difficultés à trouver. Nous avons tourné en rond deux fois ce matin.
Il se met à pleuvoir très fort. Nous sommes obligés de changer régulièrement de côté de la route en fonction des flaques, si nous ne voulons pas être arrosés !!!
Nous avions trouvé un endroit pour s’asseoir et manger notre sandwich !!! L’environnement n’était pas au top mais nous étions assis et zut, il se remet à pleuvoir !!! Nous mangerons donc en marchant.
Enfin quelque chose de joli !!!
Je ne mets pas toutes les autres photos, les canapés, les lavabos, etc … là Yves a trouvé que c’était coloré et intéressant !!! Nous sommes sur l’ancienne route, il n’y a pas de circulation mais elle est devenue un dépotoir.
Comme sur le chemin des Canaux, sans le gilet jaune !!! Nous l’avons vue monter dans une voiture qui a tourné dans un chemin.
La fin du parcours est enfin agréable, sur des chemins de campagne.
Mola di Bari – Bari – 23 km
La Collegiata di San Nicola. J’ai toujours des difficultés pour photographier car il n’y a jamais la place pour se reculer. Les rues sont trop étroites !!!
Sortie de la ville au milieu des immeubles, pas désagréable car elle est rapide. En plus nous sommes tombés sur deux stands de légumes et je n’ai pas eu la présence d’esprit de faire une photo. Chaque fois qu’on voit des légumes on s’approche pour voir ce que nous ne connaissons pas chez nous. Un des vendeurs à commencé à me parler, à me chanter La Marseillaise, c’était très amusant. Je n’ai pas du tout pensé à le photographier pour immortaliser cet instant !!!
Nous nous retrouvons très vite dans les champs et près des oliviers. Artichauts.
Mes petits portails adorés !!!
Le système pour faire monter l’eau.
C’est peut-être le marquage de la Via Francigena ??? Nous pencherions plutôt sur celui d’une course à pied !!!
Figuiers taillés, bois rangé par grosseur, la classe !!!
Un trullo.
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Trullo
Recolte des salades.
Voici comment nous suivons notre chemin grâce à l’application iPhiGéNie. Nous sommes à l’endroit de la toupie. C’est bien pratique car le chemin n’est absolument pas marqué.
Vignes couvertes, vignes qui le seront plus tard car il y a tout ce qu’il faut pour le faire. 
Nous rejoignons la côte à Torre à Mare. Ce n’est pas un banc pour rêver mais un banc pour manger des oursins !!! Le rêve tout de même.
Je les ai mangés !!! Yves aussi mais je n’ai pas regardé ses mains.
Suite de mon repas. 
Des poissonneries et des vendeurs d’oursins tout le long de la côte.
La fin de notre repas acheté dans une boulangerie qui a eu la bonne idée de mettre des table et des chaise dans sa cour. Nous n’étions pas les seuls à manger.
Bari au fond de la baie, à droite. Il nous reste encore 8 km !!!
Ils ont essayé de se servir des déchets !!!
Parfois, lorsque je suis fatiguée, je me demande si je ne devrais pas le prendre ??? Ça irait plus vite et ça me coûterait moins cher pour arriver à Rome !!!
Enfin Bari !!!
