Carémeau
Bonne nuit grâce à un somnifère mais quel affreux goût dans la bouche au réveil. Une amertume qui a du mal à disparaître.
Visites des infirmières pour les remèdes : paracétamol pour la douleur.
Petit déjeuner. Café au lait. Brioche. Beurre. Confiture.
Visite de l’aide soignante qui me propose une douche. Le bonheur… on part un peu plus loin dans le couloir sur une chaise roulante et me voilà installée dans un box avec une paume de douche dans la main. Un régal, je suis assise sur la chaise et je me lave toute seule même les cheveux…
Retour dans la chambre où je lis. J’ai fini Mémé dans les orties. Je commence La librairie de la place aux Herbes.
L’infirmière vient refaire mon pansement. C’est la même qu’il y a deux jours, elle trouve qu’il y a du progrès pour l’état de ma peau.
J’appelle la MAIF pour demander une aide ménagère pour la maison.
12 h40 toujours rien. On a oublié de servir mon plateau repas. Je vais pouvoir manger en même temps que Charlotte et Yves qui vont arriver avec leur casse croûte…. et aussi Grand-Mamie
13 h 10. Ils arrivent enfin, j’ai fini de manger. Quel bonheur de voir tout le monde.
Je m’endors après leur départ. Réveillée par l’infirmière qui vient me proposer une boisson chaude. Et oh plaisir, Maryse arrive !!! Au moment où elle commence à parler de partir, Betty arrive.
Visite d’un Kiné espagnol de Barcelone qui vient pour faire travailler mes orteils et mon genou.
Sophie et Luc arrivent. Sophie ravie de pouvoir parler espagnol.
La MAIF rappelle l’aide ménagère va venir mardi de 9 à 11.
La famille riquiqui arrive en même temps que le repas. Ouf, ce soir on ne m’a pas oubliée !!!
Piqûre contre la phlébite comme tous les jours.
Encore des appels téléphoniques et des messages.
Encore une journée passée rapidement.
Carémeau
Et bien aujourd’hui je n’ai rien de bien nouveau à raconter sur ma santé car je n’ai pas vu de médecin.
Belle journée. Coups de téléphone des amis, de la famille, des copines de la couture à l’heure du cours….
Visites qui se sont succédées. Chacun prenant la suite de l’autre. Yves. Claire. Danielle. Tatie Arlette. Un petit arrêt, j’en profite pour lire ou écouter mes messages et écrire mon blog. Et pour terminer Anne pendant mon repas du soir.
Belle journée ensoleillée. Fenêtre entr’ouverte toute la journée. Bien mangé, bien parlé. Tout va bien.
CHU de Carémeau
Nuit agitée jusqu’à 2 h du matin, impossible de trouver une position qui me convenait. Ma voisine de chambre est encore plus souffrante que moi. Après un appel à la garde de nuit, nouvel anti douleur et oh joie réveil à 7 h30 en pleine forme.
8 h. Bougez !!! Montre militaire…
Petit déjeuner, mon latte orgio me plaisait plus que le lait au café d’ici.
Toilette, un progrès, c’est moi qui l’ai faite assise sur mon lit, sauf le dos et les pieds (ils s’éloignent de plus en plus les coquins).
L’infirmière défait tout ce qui est autour de ma quincaillerie pour pouvoir monter mon pied à l’interne. Ça n’a pas l’air de l’affoler. Ensuite, elle désinfecte et refait tout. Vaseline pour que cela ne colle pas, tulle gras, bande Velpeau, mais plus de petit filet qui entoure le tout. D’ailleurs tous les gens qui ont vu mon pied on dit qu’ici les filets n’existaient pas mais que ce n’était pas une mauvaise idée. Une vraie artiste cette infirmière. Le soin est fait consciencieusement et en réfléchissant pour bien protéger tous les endroits abîmés.
Pour l’instant je ne sais rien sur mon avenir ici. Est-ce que je vais rester longtemps, qu’est-ce qu’on va me faire ??? Ce n’est pas un problème. Que ma peau se soigne et après on verra.
12 h. Repas. Mimi vient avec papi et son casse croûte pour manger avec moi.
13 h. Ils viennent juste de repartir lorsque Hugues, Edith et les deux garçons arrivent. Pas de chance pour eux, c’est l’heure du pansement de ma voisine de chambre qui va rentrer chez elle. Ils sont obligés de rester dans le couloir un long moment. Je vois Hugues un bon moment avant qu’il parte travailler. 

Edith et les petits passent l’après-midi avec moi. Et me suivent dans ma nouvelle chambre. Et oui, comme j’arrive d’un pays lointain …. je ne dois pas être en contact avec les autres malades, faudrait pas que je ramène une vilaine bactérie !!! Donc chambre particulière, ce qui me convient très bien (Hugues et sa famille ne seraient pas restés dans le couloir pendant qu’on soignait ma voisine). Une espèce de semi-quarantaine qu’il ne faut pas prendre au pied de la lettre, on peut venir me voir, je ne suis pas derrière une vitre avec aucun contact…
Plein de coups de téléphone de la famille et des amis, je n’ai même plus le temps de répondre aux messages, ni d’écrire mon blog.
Œuvre de Michel Barnier.
18 h45. Repas du soir. C’est bon, je mange presque tout, ou alors j’ai à nouveau de l’appétit car en Italie je laissais beaucoup de choses. Il n’y avait pas de morceaux de cèpe dans les pommes de terre…
La fenêtre de la chambre est encore ouverte. Il fait vraiment bon ce soir.
Siméon qui est à son cours de BMX.
Encore des appels …
je ne vais pas pouvoir commencer le livre qu’Yves m’a apporté… non ce n’est pas ironique je ne suis pas tombée dans les orties !!!
Bonne nuit à tous. À demain
Nîmes la Rome française.
Il est 5 h, l’hôpital s’éveille, il est 5 h je n’ai pas sommeil…
Je lis Midi Libre, regarde mes mails, envoie des sms à ma Sophie qui a un avion avec des problèmes de mécanique pour son retour de la Martinique…
Padella. Au revoir, mon gentil monsieur qui s’occupait de moi la nuit et au petit matin.
Bougez !!! Bougez !!! Bon ça doit être 8 h… heureusement qu’elle sait dire autre chose
Petit déjeuner comme d’habitude.

Arrivée d’un commando (elles sont deux) pour faire ma toilette. Aujourd’hui savonnage et rinçage à grande eau sur le lit. D’habitude on savonne et on essuie sans rinçage avec le drap.
On m’habille et me pose sur un fauteuil roulant direction…
la salle d’attente du service orthopédique. 
Nous décollons de Ciampino. Juste à côté de Castel Gandolfo, nous l’avion aperçu lors de notre dernière étape de la Via Francigena du sud.
11 h35. Je quitte San Filippo Neri en ambulance avec un médecin et un infirmier français qui arrivent de Lyon en avion sanitaire.
Et voici mes deux pilotes et mon avion Piaggio. Le petit jeune de gauche avait des yeux bleuuuussss …
Pas facile de rentrer par cette porte si étroite !!!
Bien installée.
Yves à ma droite.
Le médecin à droite, l’infirmier à gauche.
Sans oublier les pilotes… comme l’a dit tata Monique : après la gratuité de l’hébergement, maintenant l’avion particulier…
Et nous voilà partis pour 1 h30 de vol. Nous sommes en avance d’une heure sur l’heure de départ prévue. Pas de problème un avion sanitaire à priorité. Il part quand il veut. 
Repas traiteur.
Saint-Gilles.
15 h. Un couloir des urgences, CHU de Caremeau. Je suis obligée d’y passer pour rencontrer un médecin orthopédiste, pour faire des radios, une prise de sang…
un prélèvement anal dans cette salle de rêve pour savoir si je n’ai pas ramené des bactéries de mon pays exotique, des photos de ma peau pour juger de l’état de sa cicatrisation…
18 h. Je suis en attente dans une salle à 8 lits. Tiens du déjà connu… mais nous ne sommes que 4 à attendre et j’ai un boîtier pour appeler si j’ai un problème. J’attends juste qu’un brancardier soit libre pour me monter en orthopédie. Anne est arrivée, elle remplace Yves qui a dû sortir. Un seul accompagnant par malade. Ils finissent par partir car ça ne sert à rien d’attendre pour me voir monter dans une chambre.
20 h30. Je suis toujours au même endroit.
Heureusement je reçois des photos, ça fait passer le temps.
J’ai demandé à l’interne si j’allais rester longtemps à l’hôpital. Elle m’a dit qu’ils discuteraient de mon cas en réunion demain matin et qu’on me le dirait.
Je viens d’apprendre que je ne monterai pas dans mon service avant 21 h. Ça ne fait que 8 jours que je suis en train d’attendre, alors une heure, deux heures, trois heures de plus… quelle importance ???
En discutant avec l’infirmière qui fait un soin à mon voisin de chambre, ici c’est comme à Rome, on peut attendre plusieurs jours avant d’être monté dans un service s’il n’y a pas de place pour accueillir le malade.
21 h tapantes mon brancardier est là. Le médecin est en train de lui montrer des serpents. Il en a un sur lui, sur la photo évidemment !!! Je frémis d’horreur…
Et me voilà installée chambre 4067, niveau -4, hall 3. Ici les portes des chambres sont fermées. Je suis dans un lit électrique. La personne de service va aller me chercher quelque chose pour grignoter car je n’ai rien mangé depuis midi.
22 h10 mon repas est là. Poisson, courgettes, petit suisse, compote. J’ai même droit à de la tisane.
Tout va bien en attendant les nouvelles de demain.
Rome chambre 25.
Bien dormi. Réveillée vers 5 h. Pas de bruit de bip grâce à mes magnifiques bouchons !!!
6 h. Température et padella.
7 h. On prépare ma voisine qui va être opérée ce matin à 8 h. Elle travaille à l’hôpital, on peut lui faire la faveur d’être opérée la première.
Ses amis viennent la voir les uns après les autres. On ne s’ennuie pas dans cette chambre. Dommage que je ne comprenne pas assez l’italien. Elle a l’air d’être beaucoup aimé car depuis vendredi qu’elle est arrivée, c’est le défilé dans la chambre.
8 h. Bougez !!! Imbécile de montre !!!
Gros plan sur mon petit déjeuner…
Tableau de Millet photographié sur les falaises de Gréville-Hague lors de notre tour du Cotentin en septembre 2017. Il est né à proximité au hameau de Gruchy.
Et pour Tatie Arlette qui me reproche de ne plus photographier les petites fleurs : une nature morte.
J’ai appris un mot nouveau : orzo. Mon lait du matin est aromatisé à l’orge. C’est bien bon.
Le logeur d’Yves avec son perroquet. Très sympa et surtout il parle français. Le logeur, pas le perroquet !!!
Yves qui s’ennuie m’envoie des mots doux.
Coup de téléphone de l’Italie. Je rentre demain en avion sanitaire. Oufffffffff.
15 h. Ça fait un moment que je n’ai pas écrit. Des gentilles dames sont venues faire ma toilette. Ce n’est pas la première fois que ce sont elles. Elles sont adorables, on arrive à communiquer.
Repas de midi égal à lui-même… ni bon ni mauvais, je n’ai pas trop faim donc pas de problème.
Yves est venu, enfin il va pouvoir vivre normalement. Il se peut qu’il ne rentre pas dans le même avion que moi car ce n’est pas sûr qu’il y ait assez de place dans l’avion sanitaire.
Premier soin tout à l’heure, à ma cheville bionique. J’ai vu et photographié mes ferrailles. Ils ont tout bien nettoyé, Bétadine et mis du tulle gras à certains endroits. Pas douloureux.
Je suis prête à aller courir autour de l’hôpital.
Ma voisine de chambre est remontée vers 10 h. C’était la fête, ils ont même fait des selfies. Je pense qu’elle est médecin car souvent on lui dit : dottoressa.
Les portes des chambres sont toujours ouvertes. Elles ne sont fermées que pendant les soins.
Et voilà maintenant que c’est fini deux soignants qui parlent français sont venus. Une, sa mère est française, l’autre est haïtienne. Dommage que le hasard les ait emmenés ici aujourd’hui.
18 h. Appel de Niort, de la MAIF. Je suis rapatriée en avion sanitaire. Ils arriveront à l’hôpital vers 11 h. Direction l’aéroport en ambulance et envol jusqu’à Garons. Le tout avec Yves. Arrivée prévue vers 15 h30. Ensuite ambulance pour Caremeau, sans Yves car ambulances françaises trop petites !!! Un taxi est prévu pour lui-même pour qu’il me rejoigne.
Ça y est la « dolce vita » est finie….
Ne ratez pas la publication de demain soir !!!! Avec la chance que j’ai il risque d’y avoir des péripéties. En Espagne le taxi qui devait m’emmener à l’aéroport s’était trompé d’heure… il avait prévu 3 h de l’après-midi au lieu de 3 h du matin. J’attendais dans le hall de l’hôtel à 4 h du matin on a appelé l’assistance qui a réveillé le taxi. Les limitations de vitesse pour arriver à Séville, on largement été dépassés !!! Mais comme ce n’était pas suffisant à l’arrivée à Montpellier après un passage par Paris, impossible de trouver la personne qui m’attendait… je n’avais pas de téléphone, je n’arrivais pas à faire marcher une espèce de cabine téléphonique. Je ne sais plus comment j’ai fait mais j’ai eu la MAIF. L’ambulance légère n’avait pas eu le droit de s’approcher de l’aéroport et il n’avait pas de description de moi physiquement. J’ai retrouvé ma maison ce jour là avec un plaisir infini.
Rome
J’ai appris plein de mots intéressants : la padella (le bassin), fare la pipì pas besoin de traduction… mi fa male !!!
Je très peu dormi. Ma jambe me lançait malgré un antidouleur pris hier soir. Et ce matin tout allait bien à nouveau.
8 h. Ma montre qui est soit disant intelligente, me dit : bougez !!! Imbécile !!!
Petit déjeuner semblable aux autres jours : biscottes, confiture et café au lait.
Je m’étais enfin endormie, ma jambe ne me faisait pas mal… toilette. On me met sur un fauteuil pour la première fois pendant qu’on refait mon lit. Dur dur. Je réintègre vite le lit. Il va falloir re calmer la jambe.
Tout se calme. Je peux manger tranquillement mon repas de midi. Yves est là pour peler mon fruit comme tous les jours. Poire aujourd’hui.
Et voici mon palace.
Après-midi tranquille. Sieste coups de fil des amies, mails, messages, photos des petits enfants.
Hier toute la journée régulièrement perfusion d’antibiotiques et même cette nuit. Aujourd’hui rien ???
Piqûre contre la thrombose.
Ah !!! J’ai oublié ce petit bip régulier que l’on entend depuis hier. Dans la journée c’est supportable, il y a le bruit ambiant. Mais la nuit dernière, ce fut l’horreur. Ce soir, je demande des boules Quies.
FaceTime avec « les petites sœurs des pauvres »… Mané et Tatie Arlette qui revenaient de Port Camargue. Bien sympa de voir enfin Mané car depuis hier impossible de la voir en FaceTime.
18 h. Le repas est déjà servi. Ça se voit que c’est dimanche.
Yves arrive avec un gâteau. Très bon, mais tellement riche, que nous n’arrivons à manger à deux, que ce qui manque. Même pas la moitié du gâteau.
21 h. Petit tour sur la padella. Changement des draps et de la chemise de nuit, car au précédent tour sur le bassin j’ai mouillé mon lit. Quelle misère quand on ne peut pas se déplacer !!!
Après avoir mis des boules Quies. En fait du coton car ils n’ont pas de bouchons d’oreille, Je vais essayer de dormir car ce soir je n’ai pas mal.
À demain.
Rome l’éternelle.
Bien dormi sans douleur. L’antalgique perfusé à mon retour a fait effet.
Prise de sang à 6 h30. Ça commence tôt…
Petit-déjeuner attendu avec impatience, ça fait 36 h que je n’ai ni bu, ni mangé !!!
Perfusion d’antibiotiques.
Visite du médecin à 9 h. J’en profite pour appeler l’assistance pour qu’ils s’entendent pour ma sortie. Au moins ils ne pourront pas dire qu’ils ne l’ont pas eu.
Toilette, tension, elle est bonne je prends mon mal en patience.
C’est l’heure du repas dans des contenants en porcelaine. Pas comme en bas dans du plastique avec un opercule difficile à enlever. Ici juste un couvercle posé. Photo prise par Yves, il est là tous les jours entre midi et deux. Et le soir de 6 h30 à 8 h.
Début de sieste après son départ. Sortie de ma léthargie par deux charmantes jeunes filles qui visitent les malades. Sympa mais avec moi la conversation est réduite, les gens qui sont seuls doivent beaucoup apprécier.
Re tension et température.
Enfin, piqûre pour les risques de phlébite. Je n’en avais eu que deux depuis mon arrivée…
Re antibiotiques.
Ah oui, j’ai oublié qu’hier avant mon départ pour le bloc j’ai été marquée… imaginons qu’ils me coupent la jambe gauche !!!
J’ai téléphoné à une amie qui a fait une chute dans un escalier au cours d’un voyage, il y a un ou deux ans. Devinez : tombée le matin, opérée le soir. Rapatriée ensuite. Et dans quel pays ? Le Mexique.
Re tension.
Repas avec des finocchi gratinati. Gratin de fenouil. Nous avons eu des difficultés à trouver la signification de finocchi, je vous laisse chercher ce que nous avons trouvé comme signification ???
Un petit coup de Paracetamol car certaines petites douleurs sont revenues.
Re antibiotiques avant de me coucher.
Et voilà un samedi à Rome. Pendant ce temps Anne est pendue à son téléphone pour appeler l’assistance, les amis qui travaillent dans des cliniques pour activer mon transfert.
Rome
11 h du matin. Après un soin à ma cheville, on vient de me faire la toilette et de me mettre une jolie chemise verte en intissé. Je suis prête pour le départ au bloc mais normalement l’opération a lieu cet après-midi midi. Ce n’est donc pas pour maintenant.
La prochaine bataille va être de convaincre l’anesthésiste de me faire une anesthésie générale. Elle veut faire une péridurale et je ne veux surtout pas entendre ou voir quoi que ce soit… je prépare les arguments en italien !!!
12 h. Un adorable médecin, très chaleureux vient de passer, il vient de me dire qu’il va m’opérer et que je serai en France lundi ou mardi…
17 h30. Je suis toujours dans la chambre.
18 h et des poussières je pars vers mon destin.
Ils sont très très très gentils. L’anesthésiste me dit qu’une péridurale est la meilleure solution mais je lui dis que je veux dormir. Je ne supporterai pas autre chose. Elle insiste moi aussi. J’ai gain de cause.
20 h40 je suis de retour dans la chambre mais que j’ai mal !!!
Vivement que l’anti douleur fasse effet.
C’est une fixation externe de ma cheville pour que je puisse rentrer en France et être opérée dans quelque temps !!!
On verra bien, mais ça risque d’être long. Tout ça pour quelques billes de pouzzolane !!! Pour une fois que j’avais relâché mon attention en marchant…
À demain
Rome
Hier soir en commençant mon repas je me suis rendue compte que je ne m’étais pas lavée les mains depuis lundi matin… avec ma jolie petite commande j’ai pu appeler. J’ai survécu à ce manque d’hygiène !!!
Je viens de passer du 19ème siècle au 21ème siècle. J’exagère juste un peu pour le 19… les pauvres, en bas, ils gèrent les cas des urgences dans des locaux pas appropriés.
Ici c’est un vrai service. On m’a fait la toilette, on vient me voir, on me soigne enfin.
Mon erreur a été de ne pas demander un rapatriement dès lundi, mais j’ai suivi les conseils du médecin de l’assistance qui préférait Rome. Ce n’est qu’après qu’on voit ce qui ne va pas.
Depuis ce matin j’ai eu deux soins à ma cheville pour que l’hématome se résorbe.
Et même maintenant tout est enlevé pour laisser mon pied à l’air pour que les plaies sèchent.
Normalement on m’opère demain. Fixation provisoire pour que je puisse rentrer en France, peut-être lundi, où il faudra me réopérer définitivement dans un certain temps. Tout ça, si j’ai bien compris, car c’était en Italien. Je pense que le médecin repassera pour juger.
Allo Betty, oui tout va bien.
Ma jolie chambre, en souvenir pour plus tard, lorsque je me remémorerai les anecdotes drôles ou moins drôles de nos voyages.
Ma voisine de lit est parti au bloc opératoire pour une fracture du poignet. Elle est très sympathique, nous arrivons à nous parler et comme elle pouvait marcher elle m’aidait bien. Ce soir ça risque d’être compromis…
Yves a changé de lieu de résidence. Il n’est plus qu’à 1,5 km alors que pour l’hôtel précédent il était à 8 km et selon la circulation à 1 h30 de trajet en bus !!! Hôtel qui lui avait été trouvé par l’assistance…
Et voilà mon joli pied.
Ce soir anecdote pas très propre. Interdit de rire !!! On me fait même faire caca dans la couche !!! Une nouveauté pour moi. On vient de me faire un lavement et je fais comme les petits… dans la couche !!!
Tout va bien le moral est au beau fixe depuis que je sais que je vais être opérée.
Et pour terminer un grand sourire 
Les petitous qui avaient carnaval.
A domani
Ciao
Rome Rome Rome
Journée très agitée.
Anne a téléphoné partout pour essayer de me faire rapatrier.
On ne lui a pas toujours donné les bonnes indications, du style : un médecin va aller voir votre maman entre 10 h et 11h pour juger de son état et dire si on peut la rapatrier. À 13 h toujours personne.
Vers 9 h l’orthopédiste de l’hôpital est venu me voir pour me dire qu’on pouvait m’opérer demain. Je lui ai dit que j’attendais l’avis du médecin de l’assistance. Il a défait mon plâtre et m’a dit que ce n’était pas beau et que c’était peu probable que je puisse partir. Appelez-moi lorsque votre médecin vient.
Vu que je n’ai vu personne de l’assistance, Anne a rappelé et on lui a dit que, non que le médecin ne devait pas venir, il devait juste appeler le service orthopédique de l’hôpital entre 10 et 11. Et que lorsque le médecin est venu j’aurais dû les appeler pour qu’ils se parlent… N’importe quoi !!!
Dans l’après-midi un autre médecin de l’hôpital est venu. Il a enlevé mon plâtre. J’aurais dû faire une photo. C’était enflé, plein de sang, une horreur. Il a fait plein de choses que je n’ai pas regardées, il a tiré mon pied et l’a mis dans une gouttière pour l’empêcher de bouger. M’a dit que ce n’était pas possible de partir.
Et voilà, je suis dans le service orthopédique. Dans une chambre à 2. À côté de la fenêtre avec lit à commande électrique et un boîtier pour appeler l’infirmière. Jusqu’à présent je n’avais l’infirmière que si elle venait nous voir.
Hier dans notre palais à 8 lits, j’ai eu droit à une personne âgée qui n’a pas arrêté de crier, qui a défait tous ses tuyaux. Ouf, ils l’ont évacuée vers 23 h, lorsqu’ils sont venus nous prendre la tension !!! Et les lumières du 14 juillet se sont enfin éteintes à 23 h45. Re Ouf !!!
Le rêve, le luxe. Je me croirais chez nous !!!
À demain