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Lundi 19 septembre

Elle est là !

Mauthausen – Linz 25 km

La pluuuuuuie est arrivée sans avoir été invitée, nous nous doutions bien qu’elle viendrait un jour !
Heureusement l’étape était courte car nous avions décidé de visiter Linz.
Tant pis pour Enns, (la plus vieille ville d’Autriche) qui est de l’autre côté du fleuve, on reviendra dans une autre vie ! ou avec Sophie et Luc.

Petite pluie fine, il ne fait pas très chaud, on a mis les pulls, l’imper.
L’eau traverse le casque, les gants sont mouillés, le pieds aussi, vivement la douche chaude …
On croise des routards comme nous, on est tous obligés d’avancer, certains plus que nous quand ils ont un circuit organisé avec les hôtels retenus.
Il n’y a plus les nombreux promeneurs de ce week end. Imbécile ! Ils sont au travail !
Le photographe ne photographie plus, d’ailleurs « y a » rien a photographier, le ciel est si bas.

Une grande zone industrielle de l’autre côté du Danube, on aperçoit des montagnes de charbon, des cheminées qui fument et qui polluent …
On quitte la zone, nous voici à Linz, espaces verts, stades, aires de jeu et oh joie !!! Panneau avec I.
Information facile à trouver, je me précipite, oui moi, vous savez bien que je suis la seule à parler Anglais.
A 11 h 30 on est sous la douche, chaude, merveilleuse …

On visite la ville, surtout les magasins, achat de pantalons imperméables, de protection pour le casque et de chaussures pour moi. J’avais renvoyé l’autre paire, des chaussures mouillées c’est pas terrible.
Pas envie de faire un grand tour à cause de la pluie !

Comme aujourd’hui l’appareil est resté enfermé à l’abri de la pluie, méli-mélo d’insolites

Vélos pour géants ou géants vélos aperçus à Szentendre.

Tata, cadenas accrochés à un grille (gros plan d’une partie).

Le fameux panneau qu’Yves n’a pas vu en sortant de chez le transporteur.

Nous ne sommes pas en Espagne mais à Bratislava.

On ne risque pas de se perdre.

Une façon originale de stocker son bois de chauffage.

Ils ne sont pas interdits sur toutes les routes (Hongrie).

Il regarde les jolies filles qui passent à vélo … On trouve beaucoup de sculptures dans les villes.

Ils sont vraiment bien organisés.

Ils attendent les clients qui vont faire la route des vins, devant la gare de Spitz.

Dimanche 18 septembre

Il fait beau …

Ybbs – Mauthausen 60 km

Départ bras nus, notre capitaine de Krems nous avait annoncé du mauvais temps pour aujourd’hui …

En 1899 nous n’aurions pas pu dormir là !!!

Pub pour le musée du vélo d’Ibbs.

On reste rive droite, on passe devant le barrage d’une des plus grosses centrales hydroélectriques autrichiennes.
Le Danube ressemble à un lac pendant un long moment.
On traverse une région boisée, j’ai envie d’aller voir s’il y a des champignons lorsque nous longeons des sapins …

Les pompiers nous arrêtent devant un panneau, écrit en autrichien, qui barre la piste cyclable, heureusement ils parlent anglais : nous allons rencontrer un semi marathon, il faut faire attention.
Pas de problème nous sommes coureurs !
Effectivement on les rencontre, mais cela ne nous gêne pas.

Arrivée en face de Grein qui est sur la rive gauche, justement le bac arrive pour nous faire traverser.
Il y a un grand marché artisanal style Nimagine.

Si je n’avais pas été en vélo j’aurais bien acheté une coccinelle !

Distributeur de chambres à air devant la boutique d’un marchand de vélo, jamais vu en France.
Chez nous les distributeurs sont devant les pharmacies mais pas pour les mêmes produits !

On continue sur la même rive.

Nous traversons des petits villages et des vergers.
Après manger le vent se lève, évidemment face à nous …

Heureusement il ne reste que 20 km pour arriver à Mauthausen.
Nous y dormirons mais nous n’irons pas visiter le mémorial, c’est trop triste.
Visite écourtée de la ville car il commence à pleuvoir, on se réfugie dans une pâtisserie …

Samedi 17 septembre

Vignes et vergers de la Wachau

Krems – Ypps 67 km

Quelques gouttes de pluie quand on se prépare.
On achète des impers pour les sacoches, on reste rive gauche et nous voilà partis.

Traversée de Krems et Stein, rues pavées très jolies maisons anciennes.

On passe sous l’arche du marathon de la Wachau. Il a lieu demain.

Nous voila sur la route des vignobles. Et oui, hier on a bu le vin, aujourd’hui on traverse les vignes !
Dommage, le temps est couvert, le photographe n’apprécie pas …

Superbes petites routes à flancs de coteaux, on traverse des villages viticoles tous plus beaux les uns que les autres, aux rues pavées, dur, dur pour mes fesses (vous avez deviné que ce sont celles d’Aline!)
On aurait pu penser être seuls …

Il se met à pleuvoir légèrement, c’est midi, on est au niveau d’un village, on voit un panneau avec FISH.
Bon on y va, ça nous permettra de nous abriter pendant la pluie.

Génial, les poissons nous attendent mais c’est en plein air !!! juste à côté il y a un banc sous un arbre, on va pouvoir se mettre à l’abri … ils sont délicieux, plein d’aromates, c’est mieux qu’au restaurant. Juste à côté un monsieur qui vend des fruits, du schnaps, s’est réfugié dans son camion, on lui achète du raisin. Le repas est terminé, il ne pleut plus, on remonte sur la piste, on roule maintenant au milieu des arbres fruitiers.
Passage sur l’autre rive, toujours sur un immense pont avec une voie réservée aux cyclistes et protégée de la circulation. Quand verront-nous ceci chez nous ?

Arrivée à Melk et son Abbaye, nous faisons un tour de la ville très jolie mais nous n’irons pas jusqu’à l’Abbaye, elle est trop haut perchée et la route vallonnée des vignobles m’a fatiguée.
Nous ne verrons pas la fameuse bibliothèque qui a inspiré Umberto Eco pour Le Nom De La Rose.

On en voit partout, devant les maisons …
On reste la rive droite.
Le soleil est de retour. La piste roulante. On aperçoit les villages sur l’autre rive, on roule, on roule.

Arrivée a Ybbs, pas de wifi, donc pas de récit.

Yves se paie sa blonde !

Vendredi 16 septembre

La montgolfière …

Vienne – Krems 84 km

Depuis notre départ, nous sommes toujours étonnés de circuler aussi facilement en vélo dans les grandes villes.
Tout est fait pour le vélo, ici priorité aux vélos et aux piétons. On voit ainsi énormément de vélos en ville !

Pistes cyclables très roulantes au bord du Danube, on ne se rend même pas compte qu’on fait beaucoup de distance.
Le Danube est canalisé, on roule sur la digue au ras du Danube, les maisons sont en contrebas. Très souvent sur pilotis, peut-être qu’elles prennent l’eau de temps en temps …

On a dû rencontrer au moins 200 cyclistes sur le parcours. C’est vendredi, est-ce la fin du parcours pour ceux qui font Passau Vienne en une semaine ? En tous cas les groupes sont très nombreux avec souvent les mêmes vélos et les même sacoches. On a vu 3 irlandais avec vélo de course et seulement un sac à dos. Ce doit être pénible d’avoir le sac continuellement sur le dos.
On rencontre de nombreux bateaux de croisière qui se suivent, peut-être à cause des écluses ?

Yves prend de l’avance pour photographier un château qu’on aperçoit au loin.

Un couple est arrêté contre une barrière et regarde au bord du Danube une montgolfière qu’on est en train de gonfler. Je m’arrête aussi pour regarder, dommage Yves n’est pas là, je pars le chercher, il doit être beaucoup plus loin.
Non, il est juste à côté devant un portail, il regarde la même chose que moi en m’attendant.

Quelqu’un lui a proposé de rentrer pour mieux voir. On rentre, on est dans le yacht club de Krems.
Super, on va pouvoir voir de près le départ d’une montgolfière. Un monsieur s’approche de nous et nous demande si on veut boire quelque chose. Pourquoi pas du vin blanc ? Il nous fait asseoir à une table où il y a un groupe. Et nous voila partis pour trois verres, pas trop grands …

La montgolfière s’envole, magnifique.

« – Vous êtes pressés ? » me dit celui qui m’a proposé à boire.
« – Si vous voulez nous allons faire un tour sur le Danube avec mon bateau de sauvetage de 1940 ? ». (J’invente la date, nous parlions en Anglais et je n’écoute jamais les chiffres car je les ai un peu oubliés).
Pourquoi pas, on est à 5 km de notre fin d’étape.

Et nous voila partis avec la tablée sur le Danube pour une promenade d’une demi-heure, il fait très beau, on voit Krems depuis le fleuve, le fameux château est un monastère.

On m’explique la signification de certains panneaux : nous sommes à 2000 km de la mer Noire.

La promenade finie, on ne peut pas faire autrement que de leur offrir à boire, nouvelle bouteille de vin blanc pour la modique somme de 3,50€ !!!

Aujourd’hui pas de modification de mon texte, la « censure » s’est endormie …

Jeudi 15 septembre

Les valses de …

Bratislava – Vienne 71 km

Réveil en fanfare, plus de douleur, petit déjeuner de bonne heure.
Devinez qui avait mal ?
Yves …
Yves consolide sa cheville par précaution, avec du strapping qu’il a toujours sur lui quand il court.
Nous quittons la ville dans la fraicheur matinale. On doit mettre les pulls.

On aperçoit la piste cyclable du pont, sous le tablier des voitures.

On roule sur de longues lignes droites de plus de 7 km. Paysage reposant sur les digues du Danuble, bordées de forêts, de prairies.
Il fait très vite bon et après quelques portions vallonnées on se retrouve en t-shirt mais ce n’est plus la grosse chaleur du début de semaine. C’est bien plus agréable.

On passe au niveau de Hainburg et de son château.

Impossible de se perdre.

Rampe d’accès à un pont. On trouve la même chose côté droit et côté gauche. Soit 4 rampes par pont. Et bien sûr on roule ensuite en toute sécurité sous le tablier des voitures.

Vienne et ses bâtiments majestueux.

Après les efforts, le réconfort, une véritable escalope viennoise plus large que l’assiette.
Notre voisine de table ne l’ayant pas finie, le serveur lui a porté un sac avec du papier sulfurisé pour l’emballer et l’emporter.

Mercredi 14 sept.

La guerre des nerfs !

Bratislava – Bratislava 0 km

On se relève pour le petit déjeuner, impossible de poser le pied par terre, une affreuse douleur remonte du pied gauche jusqu’à la fesse. La jambe tétanisée. Mais ce n’est pas une crampe. Plutôt une sciatique. Petit déjeuner pas dans la joie, retour dans la chambre, Paracetamol. On appelle Dan. (anti-inflammatoire, Voltaren et glace).
Repos dans la chambre, on demande un docteur à l’hôtel, la réception nous commande un taxi et nous envoie à l’hôpital dans une magnifique limousine.
Hôpital du siècle dernier, c’est vrai qu’il n’est pas si loin ce siècle !
Tout le monde parle la langue du pays mais pas la notre, ni l’anglais … Dur, dur !
On nous emmène dans un service de chirurgie orthopédique (peut-être), un monde fou qui attend, dès qu’une porte s’ouvre tout le monde se précipite et nous on attend.
Une petite jeune des urgences arrive avec un malade, je me précipite vers elle, elle parle anglais et nous dit qu’elle va s’occuper de nous.
La porte se réouvre, elle parlemente pour nous, viens nous voir et nous dit que ce ne doit pas être le bon service, que la neurologie serait mieux. On la suit en boitant, on traverse l’hôpital, on monte dans le monte charge pour aller plus vite et moins souffrir.
On est seuls dans le service et on est pris en charge de suite.
Le médecin parle anglais, d’après les symptômes il diagnostique une hernie discale et nous conseille de rentrer en France en train couchette. Et nous prescrit des médicaments.
Retour à l’hôtel et repos jusqu’au soir, tandis que le valide va se promener en ville sous la pluie.
On a au moins évité de pédaler sous la pluie !
Le soir arrive, la douleur est toujours là. On cherche, à la façon de Dan, le point sensible.
On tombe sur l’articulation de la cheville. On appuie, appuie, on appuie, ça fait mal !
On met de la glace et on enveloppe de Voltaren pour la nuit.

Mardi 13 septembre

On retourne vers le Danube

Mos … – Bratislava 45 km

Départ de Mos… par la rue où nous avons mangé hier soir, cliniques, cliniques. Mais nous n’avons pas de problème de dent !!!

On file.
Direction Bratislava.
A travers la campagne.
Et toujours sur pistes cyclables protégées.

Là, je galère car c’est caillouteux et interminable (5 km).

Ils n’ont pas peur de mettre des éoliennes près des maisons.

Ici la piste est roulante.

C’est la frontière, on ne s’en rend même pas compte.
Quelle différence avec la première fois où je suis venue en Hongrie. Au passage de la frontière j’étais dans les toilettes du train en train (répétition !) de me brosser les dents, on a tapé à la porte, j’ai été obligée de sortir la bouche pleine de dentifrice, d’aller m’asseoir à ma place et de monter mon Visa …
Bien sûr ce n’était pas la même frontière, (c’était entre Vienne et Budapest) mais certainement que nous aurions eu des difficultés entre le Hongrie et la Tchécoslovaquie de l’époque.

Arrivée à Bratislava par 16 km d’autoroute à vélos – « rolliers », c’est une magnifique piste sur une digue, des cyclistes, des patins à roulettes (désolée mais ce couillon d’ipad n’accepte pas le mot roll ….), bronzés, en maillot de bain (Yves n’a pas osé photographier les superbes filles, jeunes, minces…)
Ils sont tous plus bronzés que nous.

On s’arrête pour manger dans une guinguette sur la digue, free wifi, quel pays !
Enfin arrivée à Bratislava, c’est l’été des hordes de touristes qui arrivent par bateaux de croisière ou par car, nous obligent à pousser notre vélo pour circuler.
Vous vous doutez bien qu’il a fait très chaud, heureusement avec un petit vent léger.

Maison pour mes petits chéris.

Le château de Bratislava qu’on aperçoit de loin et un tram, ils n’ont pas fait comme nous, ils les ont gardés.

On a oublié le câble pour transférer les photos de la ville. On les mettra demain.

Alineyves

Lundi 12 septembre

Ça y est c’est décidé on se sépare …

Györ – Mosonmagyaróvár 46 km

Sans regret, c’est un boulet, elle freine.
Elle est lourde, il peine.
Adieu petite carriole on te renvoie en France avec tout ce qu’on a pris en trop à cause de ta grandeur !
Bon, tu as tout de même fait 258 km mais tu étais trop encombrante et c’était dur, dur dans le côtes, les monotraces, les nids de poule …

La matinée a donc commencé par la recherche d’un marchand de vélos, par chance il y a un à côté, il a de magnifiques sacoches.
J’en profite pour faire réparer mes vitesses et je retrouve mon panier de guidon qui était en train de tomber, bien fixé.

Maintenant il faut trouver un transporteur, facile, il y en a un au bout de la rue. Il va nous emballer le tout sur une palette et retour chez A3.

Revisite de la vieille ville que nous avions vu hier soir, toujours aussi animée et belle.

On quitte la ville vers 14h.

Il fait toujours aussi beau et chaud mais comme il y a du vent on ne s’en rend pas compte. Évidemment on va beaucoup moins vite … on ne peut pas tout avoir.

Aujourd’hui on roule uniquement sur des pistes cyclables, en bord de route, mais séparées par une large bande de terre.

Grandes plaines, mais, tournesol, céréales, choux ou navets, on ne sait pas.

On traverse des petits villages, aux rues très larges et aux maisons récentes. On voit même 2 hôtels 4 étoiles dans l’un d’eux !

Arrivée à Mos… imprononçable, qui ne nous paraît pas être une belle ville, mais le soir en se promenant on découvre un joli quartier ancien, bien rénové.

Ah ! j’oubliais, on voit partout des cliniques dentaires. C’est la première fois qu’on en voit, c’est certainement à cause de la proximité avec la frontière autrichienne.

alineyves

Dimanche 11 septembre

Un dimanche à la campagne

Eden camping – Tata – Györ 84 km

La journée commence bien, le soleil est au rendez-vous, la fille de l’accueil aussi qui nous prépare un petit déjeuner au soleil sur la terrasse.
9 h départ, nous quittons le Danube pour faire une variante vers Tata.
On ne prend pas la variante de l’eurovelo, trop pentue mais la route suivante très vallonnée à travers les bois. Heureusement, même à l’étranger, après une cote il y a une descente …

Tata, on trouve le lac, pause au bord du lac sous un platane digne du midi.

On hésite pour la suite, soit on passe par Komaron, au bord du Danube, pour rejoindre Györ, soit on passe par la plaine transdanubienne. On choisit la deuxième option.
C’est la plaine, la plaine, route vallonnée, mais peu de trafic car c’est dimanche.
Arrêt à Kocs pour manger. Comme c’est dimanche on avait décidé resto, pas pique nique.
Il y a un client, on lui sert une superbe assiette, on veut la même, je veux savoir le nom, quelle idée !!! ma pauvre Aline … Impossible de se comprendre. On abandonne, servez nous ce que vous voulez. Un bol de soupe bouillante avec deux quenelles arrive, bonne idée par cette chaleur. C’est bon mais chaud, très chaud. Oh miracle on nous sert l’assiette du monsieur !

Il faut repartir, on traverse d’immenses champs de maïs, d’éoliennes, de navets et des fermes d’élevage intensif (pas d’animaux en vue, mais odeur)!
Il fait chaud, chauuuuuud.
Toujours très peu de trafic sauf d’énormes tracteurs avec des remorques gigantesques, ils travaillent même le dimanche.

On traverse des villages endormis sous la chaleur, il doit faire 35°. Au bout de 60 km on est dans un trou perdu. On n’a pas envie de s’arrêter là.
On décide d’aller jusqu’à Györ, on retrouve l’eurovelo, qui nous fait passer dans des coins boisés et nous réserve une agréable surprise. Un cavalier à la mode hongroise.

Et voici Györ, après une longue, longue traversée d’une zone industrielle. On retrouve la foule, ils sont tous dehors, encore 30° à 20 h !
On a dû boire au moins 3 litres d’eau chacun dans la journée !

alineyves

Mes petits chéris

Je cherche mon chemin

Que faire avec ça ?

Après l’effort