Journalistes en grève
Riedlingen – Mengen – Scheer – Sigmaringen – Beuron 65 km
Plaine agricole.
Champ de coquelicots, si vous n’avez pas remarqué, chez nous c’est au printemps !
Ensilage du maïs, va et vient à allure folle de tracteurs avec grosses remorques.
Château de Sigmarigen, haut lieu des Hohenzollern.
Et oui, ils ont adopté la marche nordique comme la plupart des marcheurs que nous rencontrons. Vous pouvez le voir, c’est l’automne.
Un peu de fraîcheur, sous un ciel toujours bleu.
C’est notre Danube si majestueux qui transportait des péniches !!! 500 km plus bas.
Toujours là.
Une plage et des baigneurs. Le thermomètre affichait plus de 30°.
Village de Beuron.
Vous vous demandez peut-être comment cette photo est arrivée là ?
1 – Yves, photographe attitré de l’expédition, sort son Canon EOS 500D de sa sacoche du guidon, s’il a le réflexe d’enlever le capuchon de l’objectif 18-55 mm, si je ne l’ai pas déjà dépassé, je suis prise de face. De dos, c’est que j’ai mis le turbo …
2 – Le soir on transfère les photos de la journée sur l’Ipad (avec un cordon).
3 – Le comité de rédaction sélectionne les photos du jour et les envoie par wifi sur Web Albums (avec un petit logiciel).
4 – Les journalistes procèdent à la mise en page des photos et à la rédaction du texte (avec le logiciel Blogsy et les photos que l’on récupère sur Web Albums).
De temps en temps la wifi marche mal, les photos ne sont pas au rendez-vous, nos petits doigts ne les placent pas là où il faut, donc on recommence, la censure vient mettre son nez, bref on galère …
5 – Le comité valide la page en faisant glisser trois doigts sur l’écran. Magique !
Et voilà comment la journée se retrouve sur le blog.
P.S. : si pas wifi, pas de nouvelles.
Sur la photo volée : Aline star de l’Eurovelo et son vélocipède.
La journée des cigognes
Ulm – Blauberen – Ehingen – Munderkingen – Riedlingen 80 km
On connaissait les vaches peintes par des artistes, aujourd’hui nous avons eu droit aux cigognes.
La rivière Blau dans Ulm.
Changement d’itinéraire : départ par une variante, on quitte le Danube pour suivre la Blau jusqu’à sa source à Blauberen.
Petit cours d’eau de 22 km, jolie piste, des jardins potagers, des fleurs, des oiseaux, des paysages.
Les 10 km de plus, on ne s’en est pas rendu-compte, tellement l’environnement était magnifique.
On en trouve partout, dans les villages et même devant des maisons isolées …
On roule en fond de vallée.
On passe ensuite d’une colline à l’autre avec petites côtes qui par deux fois me font pousser le vélo, mais surtout une descente à 20%. Je plains ceux qui vont dans l’autre sens !
Et même des vraies dans un pré.
On arrive dans une large plaine où on aperçoit enfin des vaches dehors !
Riedlingen très joli village perché sur la colline avec un centre ancien.
Fantômes dans la brume
Schwenningen – Hochstädt – Dilligen – Gundelfingen – Ulm 78 km
Fantômes mais pas très longtemps par contre le brouillard était très épais au départ.
Normal avec le fleuve et tous les étangs que l’on trouve continuellement.
Un étang parmi d’autres
Beaucoup de chemins forestiers, arbres centenaires mais pas ceux là …
Un panneau qui a l’air de dater.
Quelques barrages sur le Danube, suivis par de magnifiques plan d’eau. (Ne l’oubliez pas on remonte)
On a croisé beaucoup de vélos aujourd’hui, on s’est aussi fait doubler mais très peu de routards comme nous avec bagages.
Yves a suivi un autochtone qui venait de nous doubler et qui a tourné pour passer entre une haie. On s’est retrouvés dans un verger et surprise, une baraque, des tables, de nombreux vélos et des gens attablés au soleil qui refaisaient le monde …
On a fait comme eux confortablement installés sur des fauteuils hétéroclites avec coussins, on n’a pas refait le monde mais j’ai bu de l’eau pétillante et j’ai reposé mes fesses, moi qui avait dit qu’au 60ème km je m’arrêterais pour boire … dans ma gourde !
Arrivée tranquillou à Ulm. Belle arrivée le long du Danube dans un magnifique parc. On commence à voir les premiers feuillages d’automne.
On est surpris par Ulm, superbe vieille ville, belles maisons anciennes, bien sûr rues pavées vous devez commencer à le savoir.
Si on doit comparer avec Linz pour nous il n’y a pas photo, ou alors nous ne sommes pas allés là où il fallait à cause de la pluie.
Cathédrale imposante.
Vous pouvez observer le ciel plus bleu que bleu !
Et vous ne nous voyez pas plus rouges que rouges !!! Yves a dit, on est bronzé, pas rouge.
Papa à midi, pour les petits enfants.
Aujourd’hui pique nique Lidl … On a trouvé une boulangerie mais pas de boucherie charcuterie.
Un dimanche à la campagne, bis
Ingolstadt – Neuburg – Donauwörth – Schwenningen 89 km
Sortie de la ville par les pistes cyclables sans problème. Toujours aussi facile de circuler en ville à vélo.
Départ sous le soleil, mais très vite brume.
On traverse des forêts, chemins forestiers en très bon état.
La brume qui permet de faire de belles photos.
Arrivée à Neuberg, belle vue dès l’entrée.
Comme annoncé sur notre guide, c’est vallonné.
Ca monte si bien qu’Yves, en galant homme, est obligé de pousser le vélo de madame !
Campagne, campagne toute la journée.
Pas de visite de ville.
Nous nous sommes perdus à l’entrée de l’unique grande ville – Donauwörth – qui était sur notre trajet, à cause d’un convoi de chaise roulantes ! devant une maison de retraite. C’était si agréable de voir ces personnes âgées qui profitaient du beau temps avec leur famille, que nous avons moins fait attention aux panneaux, nous avons cru suivre la bonne route mais nous étions sur l’Eurovelo 9 … qui va de la mer Baltique à l’Adriatique, on devait remonter vers la Baltique !!!
Il nous a fallu demander notre chemin, par chance, le couple que nous avons croisé parlait un peu le Français et très bien l’Anglais.
La suite du trajet était sur petites routes de campagne, extra plates … heureusement, car nous avons été obligés d’aller plus loin que prévu, nous ne trouvions rien pour dormir !
On pensait dormir dans une ferme, mais oh surprise ! il avait un chapiteau avec une fête bavaroise (orchestre, bière …) et bien sûr plus de place pour nous.
1000 + 10
Oberndorf – Kelheim – Weltenburg – Neustadt – Vohburg – Ingolstadt 67 km
Départ sous un ciel bleu au chant du coq … de 9 heures.
20 km de campagne pour arriver à Kelheim.
On aperçoit la Befreiungshalle, grosse rotonde de 58 m, érigée par Louis 1er de Bavière pour célébrer la fin de la sujétion napoléonienne.
Désolés pour la grue et l’échafaudage !
On prend le bateau, sinon on est obligés de passer au dessus de la colline, pas à ma portée de pédaleuse, de plus on ne verrait pas le défilé de rochers.
Hauteur des rochers 100 m, on voit des grimpeurs en train d’escalader.
40 minutes de bateau et là pour une fois, un gros bateau, pas la croisière s’amuse mais presque, les gens prennent le temps de boire et de manger.
Arrivée à l’Abbaye des Bénédictines de Weltenburg, on se croirait à la fête de la bière de Munich … C’est pas encore midi mais ça mange et ça boit! C’est la cour de l’Abbaye …
Yves a raté la sortie de la jolie serveuse, on se contentera du serveur aussi chargé.
Colza et asperges, petit bois où il doit y avoir des champignons on en mange dans tous les restaurants et on en voit sur les marchés, surtout des girolles.
On est en pleine campagne un peu éloignés du Danube.
Des champs de houblon sans houblon, il ne reste que le palissage et ils ont déjà remis des cultures entre les rangées.
16 h08 très précises nous arrivons à notre 1000ème km, personne à l’horizon pour prendre la photo, heureusement IPhone est là.
Arrivée à Ingolstadt, ville pavée, ils n’ont pas connu mai 68 !!!
Pas de champagne pour le 1000ème kilomètre, sportifs, on se contente de la boisson saisonnière des Autrichiens et des Allemands (septembre et octobre) : du moût de raisin en fermentation. C’est sucré et pétillant, généralement blanc mais on en a bu du rouge en Autriche et peu alcoolisé : 4 degrés.
Il est revenu
Reibersdorf – Straubing – Regensburg – Oberndorf 83 km
Il a tardé à sortir mais il est là. Il est enfin arrivé, on va pouvoir continuer à bronzer !
Marché de Straubing, on trouve ces cucurbitacées en décoration devant beaucoup de maisons.
Pour changer : place de Straubing, pavés, maisons colorées et terrasses de café …
Allo Betty, comment ça va ?
Moi très bien, chaque jour je trouve que c’est encore plus beau que la veille et de plus en plus facile de pédaler !
Aujourd’hui, Yves a dit : « à midi pique nique ! » J’ai rajouté : « on va revenir avec du cholestérol, la goutte et bien d’autres choses avec tout ce qu’on mange et boit ».
Midi, on a rien acheté, il n’y plus d’épicerie dans ces petits villages, on double les seules personnes qu’on a rencontrées hier soir qui vont dans le même sens que nous. Elles sont au bord du Danube en train de manger au soleil !
12 h30, toujours rien, un peu plus loin une Gasthaus, des tables dehors, pas un client, je rentre personne, je re rentre, je tape sur les portes, une dame sort, je ne comprends pas ce qu’elle dit, mais on ne peut pas manger c’est sûr.
On pédale, pédale, un joli village, un peu éloigné du Danube, au pied des vignes, là oh miracle ! une petite guinguette perchée au pied des vignes, avec une adorable terrasse.
Des gens mangent, on veut la même chose, on demande 2 plats, la dame nous dit que 1 c’est suffisant : une planche avec charcuterie, fromage (anti cholestérol), accompagné d’un verre de vin blanc rempli à ras bord (bon pour la goutte) …
La vieille ville de Regensburg.
On commence à voir du relief avec des rochers.
Re belote, ce soir on demande le même plat que les voisins, une salade et surprise, elle est entourée de giroles !
Un régal tout simple.
Silence
Pleinting – Niederalteich – Deggendorf – Bogen – Reibersdorf 70 km
Tous les matins notre première préoccupation est la météo, aujourd’hui le clocher qui est à deux pas joue à cache cache.
Il a gagné, il est caché quand on part.
Un brouillard bien épais nous accompagne et nous plonge dans un silence toute la matinée. Bien reposant.
Petites routes de campagne à travers villages et hameaux, des champs, des champs, des champs de maïs, et peu de salades, de fraises, de choux, de pommes de terre et peut-être bien plus, on ne voyait pas à cent mètres.
En passant dans les villages on a vu des étables au milieu des maisons d’habitation. On comprend pourquoi on ne voit pas de vaches dans les près (élevage intensif).
Tout à coup, une biche traverse la route.
Joli bac avec un vrai capitaine pour traverser le fleuve. Petit bateau pour vélos et piétons mais beaucoup de barrettes sur les épaules ! On se sent en sécurité …
Arrêt à Niederalteich pour voir l’Abbaye des Bénédictines.
Arrêt sur la jolie place de Deggendorf pour manger.
Le soleil se lève enfin.
On continue dans la campagne.
Des agriculteurs ensilent le maïs, on croise d’énormes tracteurs avec des remorques à 6 roues, ramassage des pommes de terre, on a même vu semer, on ne sait pas quoi, peut-être des céréales.
On traverse Bogen.
Arrêt a Reibersdorf.
Repas du soir – à 18 heures – Yves commande la spécialité locale et oh surprise, on lui apporte la même chose que le plat du jour qu’il a mangé à midi !
Ça risque de lui arriver à nouveau car on n’a pas regardé le nom. Ils n’ont que des cartes en Allemand !
Et de 2
Schlögen – Passau – Vilshofen – Pleinting 76 km
Au réveil à travers notre Vélux on aperçoit le ciel bleu au dessus des nappes de brouillard qui flottent sur le Danube, ce sera le seul moment où nous le verrons !
Bateau navette pour passer sur l’autre rive, il est arrêté en face, dès qu’il nous voit il vient nous chercher …
Pour changer un peu, on longe le Danube !
On traverse des villages, la vallée s’élargit, agriculture, on rencontre nos premières vaches.
On ne risque rien protègés par un mur en béton. Jeannot prend des idées !
Arrivée à Passau, émerveillement, pas de zone industrielle, la ville magnifique, colorée en face de nous.
La ville aux 3 fleuves : le Danuble, l’Inn et l’Ils. Donc beaucoup de monde, des bateaux promenade, des bus …
On mange, on ne sait quoi, comme nous voisins, parce que leur assiette nous plait. Ce devait être un jarret de porc avec de la choucroute et une boule de purée. Et oui, de la choucroute, nous sommes en Allemagne ! On avait oublié de dire qu’on avait passé la frontière invisible.
Visite de la vieille ville pavée et pentue, on pousse parfois les vélos. Belle ville, maisons de couleur, peintes de neuf, bien entretenues et fleuries.
Cathédrale St Stephan en rénovation. Bien propre, bien blanche …
C’est tôt, on continue vers Vilshofen, veille ville colorée, pavée, comme d’hab.
On se perd dans la ville, impossible de trouver les panneaux pour continuer, mais avec le sens de l’orientation d’Yves on retrouve notre chemin.
Arrêt 5 km plus loin, à Pleinting petit village au bord du Danube.
Et de 2 : nous avons terminé à Passau notre deuxième « route book ».
On attaque le troisième, ce n’est plus comme les deux premiers qui faisaient environ 350 km, là nous continuons pendant 590 km au bord du Danube Allemand.
Elle est toujours là …
Linz – Schlögen 58 km
La pluie, c’est triste, petit déj. et départ sans visite de la ville.
Il bruine, c’est pas méchant et nos achats d’hier (pantalons et protège casque) sont parfaits.
10 km au bord d’une route très fréquentée, bien sûr nous sommes sur une piste cyclable séparée de la route, mais cela n’enlève pas le bruit …
On change de rive avec un bac.
La piste longe le Danube, petit vent, toujours de face, ciel très bas mais pas de pluie. Ligne droite interminable, beaucoup de cygnes sur le Danube.
Ouf, le paysage change, les montagnes entourent le fleuve et là le paradis !!!
La piste serpente au milieu des arbres, au bord du Danube, des villages au loin, des fôrets, des montagnes et nous toujours une piste plate.
C’est magnifique, il manque juste le soleil.
Arrêt et nuit à Schlögen pour le panorama sur le méandre du Danube.
Petite grimpette dans la montagne, heureusement Yves est là pour me tirer, je souffle, ça monte ! (on monte à pied).
On voit passer des péniches et le petit bac qui va sur l’autre rive qui n’arrête pas de ramener des vélos.
Papi et Mamie s’amusent et envoient de gros bisous à Charlotte, Noémie et Valentin.