Trop tard, trop tôt
Samedi 10 septembre (comme on ne peut pas toujours envoyer le jour même, la date automatique ne correspond au récit)
Là c’est la vraie date.
Visegrad – Eden camping, Suttö 62 km
Départ comme tous les matins :
hier j’ai perdu Yves à un Carrefour dans Budapest, pas de « téou » possible, il n’a pas de portable !
Aujourd’hui c’est différent, les gants d’Yves sont introuvables.
Nous sommes ensemble, bien serrés … mais il faut prendre le bac pour démarrer, il part toutes les heures et il y a cinq minutes qu’il est parti … Pas à l’heure.
Pas grave, on fait le tour de la ville, on achète le pique nique et on boit un café.
Photo de la boucherie.
Temps couvert. On démarre enfin et on longe le Danube.
Et pas à l’heure. Encore.
Nouveau ferry boite qui vient d’arriver mais qui repart dans 50 mn …
Petite route tranquille et puis 5 km de route Nationale, je roule derrière Yves pour signaler le convoi large (non pas moi … la remorque d’Yves), malgré les panneaux attention vélo certains automobilistes lancés en pleine vitesse ne ralentissent même pas au niveau d’Yves lorsqu’il y a une voiture en face. Je n’arrête pas de les insulter !
Ouf, on retrouve les pistes cyclables.
Arrivée à Esztergom. Pique nique dans le parc, sur une table bien sûr, com d’hab.
Visite de la ville et de la basilique, la plus grande église de Hongrie. Imposante au sommet de la colline, oui je dis bien colline, ça monte, ça monte, depuis midi le soleil brille, brille, briiiille, on a chauuuud …
Ça redescend évidemment !
On est à nouveau au bord d’une nationale, ils semblent moins fous que tout à l’heure ou alors je m’habitue.
Piste cyclable au bord de la route, on traverse de vastes plaines, pas un seul arbre, il fait chaud, chaud …
Route, piste, route, mais pas de fous.
On a retrouvé le Danube, un panneau, camping, le rêve, au bord du Danube bleu, tout bleu, les pieds dans l’eau.
Resto dans le camping, tout va bien, apéro, repas, dodo.
Ça y est on remonte le Danube….
Budapest – Visegrad 64 km
Et oui, c’est le grand départ pour notre périple le long des fleuves.
Départ de Budapest, longue sortie de la ville et nous voilà sur les pistes cyclables, alternance de goudron, de pavés, de chemins forestiers et quelques passages en mono traces. Tout en longeant le Danube.
Temps ensoleillé mais fort veeeent.
Petit arrêt à Szentendre, visite rapide car on y a déjà passé une journée (Noël 2009), pique nique un peu plus loin au bord du Danube sur des tables, un régal !
Notre premier passage sur un bac pour traverser, petit arrêter visite de Vac, charmante ville avec seule place baroque de Hongrie.
Et un deuxième pour aller à Visegrad pour passer la nuit.
Dans cette hongrie profonde, nous découvrons des prix hors du commun. Notre apéro, un verre de blanc, rempli à ras bord, pour Aline et demi pression pour Yves : 2,18 euros, oui 2,18 euros pour les 2.
Un couple de Suisse, qui refait l’Eurovélo dans le sens contraire de celui qu’ils ont fait l’année dernière, donc dans le notre, joue au yoyo avec nous. On les double, ils nous doublent, on prend le bac ensemble, on se perd de vue, tiens on les retrouve…
Nuit à Visegrad avec son château sur la montagne. Le temps se couvre.
Repas du soir dans une pizzeria, c’est délicieux, on mange trop, on boit trop, va falloir faire attention si on veut tenir le coup!
Le grand jour est arrivé
Juste une petite précision : depuis Genève la date est décalée d’un jour. On envoie notre récit le lendemain.
Indiana Jones ou les chevaliers de la chaine tordue !
Ça y est, aujourd’hui, on doit enfin retrouver nos vélos chez un transporteur à une vingtaine de km de Budapest.
On prend le métro et … impossible de trouver quelqu’un capable de nous dire quel bus prendre, alors taxi, génial il nous amène dans un temps record devant la réception du transporteur.
C’est l’heure de la pose cigarette, rentrée d’un lot de filles, la réceptionniste en arrête une qui parle anglais, coups de fil, ordinateur, enfin un papier avec notre nom apparaît.
On change de bureau et le sésame : on peut aller sur le quai.
Nos cartons sont là !
On sort tout, maintenant il faut assembler le puzzle.
On commence par les dames, galanterie oblige, quelle mauvaise idée ! Mais que se passe-t-il au niveau de la chaine ? Une boucle, oui ma chaine a décidé de friser mais cela ne nous arrange pas, coquine, on ne peut pas mettre la roue.
Ne nous énervons pas on passe à monsieur, aucun problème, le vélo est remonté en moins de deux.
Bon maintenant il faut monter cette chaine récalcitrante et la roue. « Aline, toi qui parle anglais va dans les bureaux demander au gentil jeune homme s’il connait quelqu’un de compétent ». Il est compétent et oh miracle le noeud disparait ! Et le vélo est remonté il a quand même reçu un coup dans le transport car le porte bagage est tordu.
Bon en voilà une qui arrive sans avoir été invitée : la pluie commence à tomber.
Mais pas question de partir, nos mains sont noires, noires, indescriptible.
Merci madame la réceptionniste ! On utilise les toilettes pour se nettoyer et se changer.
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
Maintenant il faut retourner à Budapest. Yves et sa carriole filent devant moi sur une route interdite aux vélos, je serre les dents et les fesses ! Ouf ! on peut tourner à droite et chercher le Danube pour rejoindre Buda.
On demande, redemande, reredemande notre chemin, on part dans la direction opposée à Budapest alors que par la route c’est juste à une quinzaine de kilomètres.
Oh miracle! au bout de 14 km on aperçoit enfin notre rêve : un panneau
Eurovelo6
En regardant bien la carte on va repasser à quelques mètres de là où nous étions tout à l’heure mais personne n’a su nous l’indiquer.
Il ne pleut plus, pique nique au bord de l’eau, on est au bord du petit Danube, c’est rempli de petits pontons pour les pêcheurs, charmant.
On roule, on roule, pistes cyclables, petites routes partagées, chemins de terre, des maisons au bord de l’eau …
On croise des cyclistes qui font la route dans le bon sens.
Première rencontre : une fille, qui fait tomber le vélo d’Yves qui est arrêté en plein milieu. L’appareil photo valse par terre ! Oh, sorry !
Un hollandais qui est parti du Havre et qui va jusqu’à la Mer Noire.
Un groupe de 12 personne avec des gilets jaunes. On ne badine pas avec la sécurité … le mien est bien rangé dans mon sac à dos.
Km 40 on est à l’entrée de Budapest. On monte sur des ponts, on descend, on tourne, on vire.
Km 48 on est à l’hôtel.
Un bon kilométrage pour le premier jour.
Ah ! J’oubliais un autre invité : le vent, espérons que nous ne l’aurons pas tous les jours car dur, dur pour moi et encore plus pour Yves qui traine au moins 40 kg derrière lui.
40 kg qu’il voulu alléger en perdant une bouteille et le sac de pique nique en plein milieu de la route en traversant le pont Erzsebet au moment où un tram arrivait … Quelle idée de faire des routes cahoteuses !
Pour fêter ça nous allons passer la soirée au château de Budapest au festival des vins.
On boit, on mange et on profite du site, grandiose, superbe la nuit.
Non la photo, ce n’est pas le château, l’appareil photo était resté à l’hôtel, c’est le Parlement.
l’acheminement est terminé
Pour notre premier voyage en low Coast, avec Easy Jet, tout s’est bien passé, aucune différence avec une compagnie classique, si ce n’est un prix de billet nettement inférieur.
Nous sommes même arrivés avec 5 mn d’avance.
Bus et métro pour se rendre à l’hôtel.
Hôtel trois fois moins cher qu’à Genève avec wifi illimitée, gratuite … enfin ce qui se fait partout à l’heure actuelle !
Un grand tour à pied en ville sur les traces de ce que nous avons vu, il y a un an et demi en hiver.
et un petit coup coucou à notre Danube qui nous attend vendredi.
Jeudi matin on va chercher les vélos et notre carriole. Une autre aventure … dans une zone industrielle à 20 km de Budapest !
En route vers…
Prologue en 2….
1er saut :
Anne vient nous chercher pour nous amener à la gare, nous sommes déjà sur le chemin !
Petite pause café au bar des Fleurs en attendant notre train.
TGV jusqu’à Lyon, changement pour un TER, confortable: …, Bellegarde, Genève: arrivée en début d’après midi avec un peu de retard. No problème, notre avion n’est que demain matin.
A la sortie de la gare nous sommes étonnés par la très grande quantité de vélos qui sont garés, accrochés partout, je revois des images d’Hanoi…
Soleil de plomb, chaleur estivale. Nous visitons la vieille ville, en hauteur, que nous connaissions mal, à croire que chaque fois, nous sommes venus nous n’avons regardé que les vitrines des bijoutiers ! et dire qu’à plusieurs reprises nous avions été tenté de venir faire la course de l’escalade en décembre.
Pause rafraîchissement à la terrasse d’un troquet : 5 € la bouteille de 35 cl d’eau gazeuse, chère la petite bulle.
Et longue promenade au bord du lac, superbe parc, des gens à bicyclette, des coureurs, des promeneurs, des flâneurs comme nous… Jusqu’au coucher du soleil. Le Mont Blanc ensoleillé face à nous. Le rêve, tout commence bien.
Et toujours des vélos, des vélos…
En rentrant à l’hôtel, nous avons demandé le code wifi pour écrire notre journée et surprise : 10 euros de l’heure. Ils nous prennent pour des américains. Nous nous sommes passés de connexion. Demain, nous tenterons un Macdo et leur wifi, peut-être gratuite, pour envoyer le fichier.
Et bé, non c’est à l’aiport que nous avons une heure de wifi gratuite.
120 ans et pas une ride ce jet d’eau est vraiment extraordinaire …
j – 8
Aujourd’hui c’est le grand jour.
Il faut porter les vélos, la carriole et les bagages au transporteur si on veut les trouver à Budapest le jour de notre arrivée.
On a trié, réduit au maximum mais la grosse caisse remplie pèse 51 kg.
Yves ça va être dur à tirer !!!
Bon, il faut enlever le poids du carton et de quelques bricoles que je vais porter sur mon vélo …
Les bagages de la famille Pacouli avant l’expédition.
Celui là aurait pris moins de place, on aurait dû l’acheter …
Le seul problème, nous étions en rando ce jour là et c’était un peu difficile de le mettre dans le sac à dos.
Non papi, non, c’est mon casque !
(Photos transférées depuis mon iPhone, je progresse, je progresse.)
Faut le dire vite car je voulais mettre une photo de Charlotte et de Valentin, mais impossible !
Il doit y avoir un bug ou alors j’ai encore beaucoup de chemin à faire…
Ce n’est pas nous !!! … Non on laisse les petits à leurs parents, c’était juste un essai de récupération d’image sur le web.
Il doit y avoir un petit problème avec l’Ipad !!! Ce n’est pas tout à fait ce que je voulais récupérer.
Légende :
– en bleu, le Danube (évidemment !)
– en rouge, l’Eurovélo
– la punaise jaune, Budapest, notre point de départ
et le reste, je ne sais pas.
Si, c’est le trajet Vienne Budapest, donc la fin du rouge à gauche c’est Vienne.
Là c’est toute la partie de l’Eurovélo sur le Danube.
J’aurais aimé pouvoir insérer toutes les portions du trajet avec ce style d’image mais ces images n’apparaissent pas sur l’iPad.
Pour voir notre trajet il faut aller sur http://www.eurovelo6.org

