Samedi 26 mars 2016
Fundão – Covilha – Belmonte – 36,450 km
Pas beaucoup de photos sur la procession d’hier soir. Les lumières se sont éteintes. Alors les photos pas terribles dans le noir. Après un prêche devant l’église, ce sont les scouts qui ont ouvert la marche avec des torches suivis par d’autres scouts avec des sortes de crécelles. On nous a expliqué que c’était pour faire peur aux loups. Pourquoi ??? Mystère !!! Ensuite majorettes, tambours et grosses caisses pour rythmer la marche, quelques confréries et pour terminer une fanfare. Les gens suivaient sur les côtés en tenant un cierge à la main. Certains en avaient plusieurs ???
Première cave coopérative que nous croisons.
J’ai oublié de dire que depuis que nous avons traversé le Tage nous avons quitté l’Alentejo et que nous sommes dans la Beira Baixa.
21 km avec ce style de paysage et sur cette route !!!
Mais non !!! Il y a une jolie petite rivière !!!
Et au 16ème kilomètre un McDo !!! Quel plaisir de s’arrêter pour se mettre à l’abri de la pluie et de trouver mon chausson aux pommes qui a disparu du menu en France. Et la wifi et les toilettes … le rêve !!!
Même les vaches sont sur le béton !!!
Nous quittons enfin cette affreuse nationale pour trouver des paysages plus agréables.
Il pleut par intermittence mais la joie est de retour.
Depuis le début de notre marche nous passons devant des mimosas. Ça ne doit pas être la même variété qu’en France car ils sont à peine fleuris. Ici nous sommes à 600 m d’altitude mais au bord de la mer c’était pareil.
Nous passons sur un pont Romain. Celui là il n’est pas cassé !!!
Beaucoup d’arbres fruitiers et de terres en train d’être plantées.
Et là du jamais vu !!! Du maïs perdu sur le chemin sur plus d’un kilomètre. Adieu la récolte !!!
Après une rude montée voici enfin Belmonte et ce panneau qui nous fait râler. Depuis notre départ de Fundão et une petite flèche que nous avons vue à la sortie, aucun fléchage du chemin !!!
Le record, c’est la distance que nous avons parcourue aujourd’hui.
Vendredi 25 mars 2016
Castelo Novo – Fundão – 14,340 km et 1000 m de dénivelé
8 h du matin, en attendant le petit-déjeuner nous voici dans les rues de Castelo Novo. C’est un village ancré dans la roche à flanc de montagne.
D’ailleurs des rochers il y en a même au rez-de-chaussée de la maison où nous dormons.
De l’extérieur on ne s’en rend pas compte.
Un petit reste du château qui domine le village.
Tout le lointain est dans la brume. Les collines semblent flotter sur l’eau.
A 9 h du matin Yves est déjà bras nus !!! Sans commentaire. Lui qui a trois couches lorsque j’en ai une !!!

Nous grimpons sur la montagne qui est derrière le village. C’est un immense cirque.
Un paysage très dépouillé avec d’énormes rochers.
Au sommet le paysage va changer. Au loin la neige.
Plus de rochers. Les champignons blancs sur la droite sont des dômes géodésiques.
Photo de leur site. Ça a l’air sympa. On doit avoir une superbe vue.
Petit cours d’orientation. Depuis que je sais que j’ai des applications sur mon portable qui fonctionnent même sans internet, tous les jours nous cherchons notre trajet.
Là j’ai demandé à Google Maps comment aller à pied de Castelo Novo à Fundão. Il m’a donné 3 trajets. Nous prendrons le plus court. Celui qui est en points bleu.
Lorsque nous randonnons, je vais sur l’application de temps en temps pour voir si je suis sur le bon chemin. Oups !!! Nous avons fait une sortie de route. Pas grave un chemin va nous ramener au bon endroit.
C’est ce chemin que nous avons raté. En fait c’était une sorte de ravin très pentu que nous n’avons pas vu.
Des levadas (canaux d’irrigation) comme à Madère.
Depuis un moment nous longeons des champs de cerisiers.
Face à nous à l’entrée de Fundão une façade extraordinaire.
Antonío Paulouro fondateur du journal de Fundão.
La maison rose est à vendre. Personnes âgées s’abstenir !!!
A 21 h nous irons voir la procession. Photos demain.
Jeudi 24 mars 2016
Castelo Branco – Alcains – Castelo Novo – 17 km
Jardim do Paço Episcopal à la sortie de Castelo Branco. Le ciel est bleuuuu.
Castelo Branco à environ 50 000 habitants. C’est la première grande ville que nous traversons. La sortie est plus rapide que l’entrée, il n’y a pas cette zone industrielle interminable !!!
Nous suivons les flèches jaunes que nous avons retrouvées. Au bout d’un moment nous nous rendons compte qu’elles ne ne nous mèneront pas là où nous voulons aller. Heureusement il y a plein de petits chemins pour retrouver notre route.
Depuis hier nous apercevons la neige dans le lointain.
Devant une fabrique de fromages de chèvre. Nous en mangeons tous les jours, ils sont délicieux.
Aujourd’hui c’était bien plat et le soleil tapait fort. Pas de collines sauf au loin. Par contre demain, on dirait que ça va montrer. Dans trois jours nous serons à 1000 m d’altitude !!!
Mercredi 23 mars 2016
Vila Velha de Ródão – Castelo Branco – 34,2 km
Au loin Vila Velha, un gros village tout en longueur.
Pour notre trajet du jour, nous suivons les indications de Google qui a oublié de nous dire que le chemin qu’il nous faisait prendre était un ruisseau. Demi-tour et nous voilà avec un bon kilomètre et demi de plus au compteur !!!
Nous trouvons un peu plus loin, une route qui rejoint le chemin que nous voulions prendre. C’est le chemin de St-Jacques marqué avec des flèches jaunes. Donc tout est parfait.
Nous grimpons, il fait chaud et tout à coup je sens un insecte dans mes cheveux sous mon écharpe que j’ai mise sur ma tête pour me protéger du soleil. Nous sommes entourés d’abeilles. Panique. Je me défend avec mon écharpe, Yves avec sa casquette. Bilan : une piqure à la joue pour moi et pour Yves deux piqures au poignet, une sur le crâne et une autre au dessus du nez. Une fois le danger passé nous nous. demandons si nous devons faire demi-tour. Je vérifie mon portable, il y a du réseau, j’ai des antihistaminiques, nous en prenons un chacun, la grande route n’est plus très loin, donc on continue.
Nous ne comprenons pas ce qui s’est passé. Il n’y avait pas de ruches à proximité, d’ailleurs les jours précédents nous en avons vues mais les abeilles ne sont jamais venues sur nous. Peut-être y avait-il un essaim ???
Nous retrouvons à nouveau des pins dévastés par les chenilles.
Nous retrouvons la route sur laquelle nous allons marcher pendant des kilomètres et des kilomètres …
… pour arriver dans la zone industrielle de Castelo Branco où nous allons marcher pendant des kilomètres et des …
… et l’entrée de Castelo Branco où nous allons marcher pendant …
… jusqu’à notre hôtel qui se trouve au sommet de la colline !!! Je suis épuisée. Je pense que l’antihistamique fait son effet et comme d’habitude il m’endort.
Je n’ai pas de trace sur la joue. Yves à la main légèrement enflée. On verra demain matin.
Mardi 22 mars 2016
Nisa – Pé da Serra – Vila Velha de Rodão – 21,520 km
Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas … Ce matin, petit-déjeuner banal dans une salle triste, sombre et froide. Où est passée la joie qui était dans notre cœur hier matin ???

Après une visite de Nisa, nous prenons le GR40 aujourd’hui. Ce sera le plus beau parcours depuis notre départ.
Pas question de de tromper. Nous avons les signes du GR mais aussi ceux du chemin de St-Jacques.
Il est en train de peindre le haut de la façade avec un rouleau, allongé sur la toiture !!!
Pé de Serra, le seul village que nous allons apercevoir.
Nous randonnons en hauteur avec de très belles vues.
Cette petite flaque était …
… remplie de têtards. Si la flaque sèche ??
« Le beau Tage bleu ». On pourrait en faire une valse !!!
Quelques beaux cailloux. Yves est déguisé en fraise. Nous venons de sortir les capes pour trois malheureuses gouttes de pluie.
De grandes descentes. Il va falloir rejoindre le Tage. Les pins ont été mangés par les chenilles. Une horreur !!! Rassurez-vous les chenilles ne sont plus là.
Enfin le pont sur le Tage qui nous offre une magnifique vue sur les « Portas de Rodão ».
L’usine de pâte à papier. Alimentée par toutes les plantations d’eucalyptus que nous venons de rencontrer depuis quelques jours.
Il a plu pendant que nous étions dans notre chambre. Petit arc-en-ciel vu depuis notre terrasse.
Lundi 21 mars 2016
Crato – Flor da Rosa – Vale do Peso – Alpalhão – Nisa – 22 km
Après un petit déjeuner qui dure, qui dure où nous échangeons des informations sur le chemin, nous quittons à grand regret nos hôtes chaleureux et leur splendide maison.
Arrêt au monastère de Flor da Rosa.
Magnifique exposition de Vierges à l’Enfant.
Comme tous les jours il vient de pleuvoir.
Petit obstacle sur le chemin. J’ai peur de mouiller mes chaussures en sautant sur de grosses pierres branlantes. Elles ne seront pas mouillées mais mes pieds n’ont certainement pas apprécié d’avoir trempé car ce soir j’ai deux ampoules !!!
Petit détour au milieu des eucalyptus. Il y en a beaucoup car il y a une usine de pâte à papier pas loin.
Encore une petite ligne droite !!!
Jusqu’à Nisa nous verrons de temps en temps de magnifiques cailloux.
Petit visite ce soir au Centro de Saude pour montrer mes petites ampoules. L’infirmière n’a pas voulu les toucher !!! On verra demain !!! Lorsque j’ai donné ma carte européenne de sécurité sociale, une fois de plus cela n’a pas marché. Au bout de demi heure la dame était toujours en train d’essayer de rentrer mes coordonnées et elle m’a demandé de revenir demain !!!
Dimanche 20 mars 2016
Fronteira – Alter do Chao – Crato – 34 km
Traversée de Fronteira, un village tout en longueur où nous cherchons désespérément à faire tamponner nos credencials. Ce sera chez un marchand de journaux mais Fronteira n’apparaît pas sur son tampon.
Des cigognes partout, je me régale, je mitraille. Les coquines s’envolent à notre approche.
C’est à nouveau un peu droit. Une bonne quinzaine de kilomètres de ligne droite !!! Heureusement c’est vallonné et le paysage est joli.

Alter de Chao. 13 h30, nous tombons à la sortie de la messe des Rameaux.
Changement de revêtement de la route. Amusant, on ne sait pas pourquoi, c’est au milieu de nulle part !!!
Une flèche jaune sur la route nous envoie sur des petits chemins très plaisants.
Pendant plus d’un kilomètre et demi nous nous amusons avec un taureau et des vaches. Ils partent en courant, font demi tour et viennent se mettre en rang face à nous. Dès que nous nous approchons il repartent en courant et revienne se mettre face à nous. Tout ça jusqu’à la fin du champ qui est immense.
Des reflets dans l’eau. La flèche jaune qui est sur la pierre se reflète dans une toute petite flaque.
Petit problème.
En bas sur le chemin, un ruisseau infranchissable. Alors nous grimpons sur la voie ferrée pour profiter du pont.
Nous ne sommes pas étonnés de nous trouver face à une procession. Lorsque j’ai téléphoné pour réserver une chambre le propriétaire m’a dit qu’il ne serait pas là pour me recevoir car il y allait et qu’il avait un repas après.
Pas de problème. Ça femme est là et nous reçoit dans la bonne humeur. Nous nous entendons pour le repas du soir. Je désire une soupe de légumes et un fruit. Ça fait deux semaines que nous sommes partis de la maison et mon estomac a besoin d’une pose.
20 h30, elle n’est toujours pas venue nous dire que la soupe est prête. Je commence à penser que nous ne nous sommes pas comprises. Je suis bien fatiguée après mes 34 km de la journée. On tape enfin. Nous ouvrons et nous nous trouvons face à deux hommes, le propriétaire des lieux et monsieur le curé de Crato qui nous invite à partager leur repas.
Apéritif dans la cuisine. Nous rejoignons un groupe. La fatigue a disparu. Nous sommes présentés en tant que pèlerins (titre qui nous a valu l’invitation) à monsieur le maire, monsieur le président de la Junta de Freguesia, monsieur le curé de Crato (Brésil), le deuxième curé de Crato, le Président de la Casa de la Misericordia, le chef de l’orchestre qui a accompagné la procession, monsieur le professeur de mathématiques et d’autres personnes dont nous avons oublié la fonction ainsi que deux épouses.
Nous passons à table. Super j’ai ma soupe !!! Une délicieuse soupe à la tomate. Suivie par du bacalhau a braz que j’adore. Et là ce n’est pas fini, il y a en plus un ragoût de mouton avec des pommes de terre et des petits pois, c’est succulent. Pour terminer les hostilités quatre desserts : une salade de fruits, du riz au lait, une sorte d’île flottante, un mélange délicieux de sucre à la limite du caramel car il croque et d’orange confite, un gâteau aux amandes. Ah !!! Ça fait cinq. Et j’ai oublié le dessert du Brésil, une pâte de fruit d’un palmier. Pour digérer petite liqueur de Poejo à la menthe pouliot typique de l’Alentejo, sans oublier un peu de Ginja.
Soirée inoubliable, nous ne voyons pas passer le temps. Tout le monde fait des efforts pour nous parler en français ou en espagnol. Minuit est passé lorsque nous montons nous coucher enchantés d’avoir vécu un beau dimanche des rameaux.
Samedi 19 mars 2016
Le ciel côté gauche !!! A droite c’est mieux. Qui va gagner ???
C’est le côté gauche qui a gagné, une forte averse suivie d’un joli petit soleil et d’un bel arc-en-ciel. C’est notre deuxième averse de la journée. La première, par chance, est tombée juste lorsque nous nous sommes arrêtés pour manger. Très forte et bien longue
Souvent c’est notre hébergeur de la veille qui retient notre hébergement suivant. Ce matin, le veilleur de nuit nous dit il n’y a rien pour dormir à Fronteira. Vous irez chez les pompiers.
On s’en va. On verra plus tard. A Santo Amaro pendant notre arrêt pour manger dans un petit bar, nous pensons que nous pourrions faire téléphoner notre serveuse brésilienne qui fait que nous dire Relax. D’ailleurs je n’ai pas de réseau, je ne risque pas de téléphoner. Nous avons 3 adresses et 3 numéros de téléphone. Les numéros ne semblent pas bons. Dans la salle il y a un policier qui prend les choses en main. Il téléphone à plein de personnes pour avoir les numéros et finit par nous trouver une chambre dans une Casa Rural à 2 km de Fronteira. Une nouvelle fois merciiii la police.
Yves à expérimenté le distributeur de chocolat. Là, il ne fallait mettre que 50 centimes. Déception, il gagne un mimi Lion. À peine une petite bouchée chacun !!! Nouvel essai et c’est le jackpot, une plaque de 300 g de Milka au lait. On en offre à notre brésilienne qui ne dit pas non.
Samedi 19 mars 2016
Estremoz – Santo Amaro – Fronteira 30,550km
Au loin le château que nous n’avions pas photographié à cause de la pluie. Au premier plan le Lago de Gadanha, un immense bassin en plein milieu de la ville.
Tronc d’eucalyptus brûlé, on dirait une sculpture.
Non ce n’est pas un dinosaure, c’est pour montrer les tronc des chênes lorsqu’on a enlevé le Liège.
Un dernier petit portail. Promis j’arrête !!
C’est parfois un peu droit, souvent aujourd’hui !!!
Je n’arrive plus à charger de photo, je crois que j’ai atteint la capacité maximum du blog je vais chercher une solution pour la suite.
Vendredi 18 mars 2016
Alendroal – Bencatel – Estremoz – 27 km
Après une excellente soirée et un petit-déjeuner parfait dans notre chambre d’hôtes, nous commençons la journée en refusant une bouteille de vin que le propriétaire voulait nous offrir. Un kilo de plus dans le sac à dos c’est trop !!! Nous avons dormi dans une magnifique maison, chez des gens adorables, fortunés très certainement avec lesquels nous avons discuté pendant des heures. En Anglais évidemment !!! Là c’était l’apéritif vin blanc bio de leur production, fromage de chèvre de leur ferme et confiture de figues maison.
Ce matin, il fait gris, c’est pas terrible pour les photos alors je m’amuse à photographier les portails. Il y en a partout au milieu des clôtures des champs d’oliviers, de chênes lièges, de vignes.
Certains on ne sait même pas pourquoi ils sont là !!! On a un peu trafiqué les couleurs.
Il pleut, mon flamant rouge est de sortie !!!
Un piquet en marbre. Ça fait chic !!! Non, c’est normal nous sommes dans la région d’Estremoz célèbre pour ses carrières de marbre.
Les carrières de marbre au loin.
Couvent de Luz en bordure de la route.
Pique-nique allongés dans l’herbe mouillée (sur la cape de pluie d’Yves) !!! Sous un magnifique chêne-liège.
C’est l’année de notre première rando au Portugal, la Via Algarviana. Les tronc qui ont été écorcés sont marqués ainsi, certainement l’année où ça a été fait.
Une magnifique Quinta. Eux ils n’ont pas mis de portail !!!
Et maintenant, les boîtes aux lettres.
Au loin, petit village blanc. Ici tout est blanc, propre, peint récemment.
C’est pas toujours vrai, il y a quelques ruines mais c’est rare.
Un peu avant Estremoz, une église avec la façade en marbre, vraiment pas belle.
Le musée installé dans un hospice du XVIIème.
Quelques photos d’Estremoz prises très rapidement car il s’est mis à pleuvoir très fort lorsque nous sommes arrivés.
Pour une fois j’ai pu marcher sans avoir chaud. Ils annoncent de la pluie pour la semaine avec très forte pluie le 23. On verra bien !!!












