Mercredi 25 mars 2015
Mombuey – Puebla de Sanabria – 34 km
L’étape d’aujourd’hui m’a rappelé lorsque nous avons pédalé le long du canal du Midi. A chaque écluse il y avait la distance pour l’écluse suivante et ça nous aidait pour avancer. Aujourd’hui nous avons traversé 9 villages, sur mon petit guide j’avais la distance de l’un à l’autre 5 km, 2 km, 3,5 km, ainsi les distances étant courtes nous n’avons pas vu passer la journée.
Départ de Mombuey. Ici aussi les chenilles sont présentes !!!
Je ne suis pas arrivée à en photographier un, mais nous avons vu des dizaines de lapins rentrer et sortir de ces broussailles.

Valdemerilla. 12 habitants et trois rues d’après mon petit guide.

Toute la journée nous avons marché au milieu de chênes et de genêts
La végétation a changé. Fini les cistes, les chênes-lièges et les chênes-verts.

Cernadilla. Une centaine d’habitants. Je n’ai pas pu manger mon casse-croûte de 11 h. Un homme a surgi de la maison d’en face et j’ai tout su sur la géologie du coin, il n’y a pas eu la mer, la faune, il y a des loups, les réserves, le parc des picos de Europa, etc … Il ne devait pas avoir parlé à quelqu’un depuis longtemps.
J’ai fini par récupérer mon sac à dos et mon goûter que j’ai mangé en marchant sinon je crois que j’y serais encore !!!
Je n’arrive plus à charger les images. Wifi trop faible. Je continuerai demain soir si ça marche. Bonne nuit.
Mardi 24 mars 2015
Camarzana – Mombuey – 34,5 km
J’ai oublié de parler de l’altitude. Nous sommes partis de Salamanque qui est à environ 800 m d’altitude. Zamora était à 650 m. Aujourd’hui nous sommes à 900 m d’altitude.
Il a plu cette nuit, il y a des flaques et nous longeons des … peupliers.
Hier soir pendant le repas, notre serveur a regardé sur son portable et nous a annoncé une semaine de soleil. Si ça pouvait être vrai !!!

Canaux d’irrigation. Nous traversons une grande plaine cultivée.
Calzadilla de Tera. Beaucoup de murs en terre et galets ou pierres.
Nous nous arrêtons pour acheter du pain car nous savons qu’il n’y a rien pour manger sur le chemin. La boulangerie est de l’autre côté du village. Elle est fermée, nous nous arrêtons à l’épicerie. Le pain, c’est à la boulangerie !!! Il faut juste sonner à la porte, fallait le savoir !!! Résultat, un kilomètre de plus.
On commence à marcher sur des chemins herbeux.
Un pigeonnier.
Et toujours des vignes avec des ceps énormes. « Centenarios » comme nous a dit notre logeur à El Cubo. C’est vrai il y a beaucoup de vieilles vignes.
Au sol des restes de vieux champignons noirs, style vesse-de-loup. Il y en a des centaines et même…

sur le goudron au milieu du chemin.

On longe pendant très longtemps un barrage hydroélectrique. Une plage. Pas de saison pour nous.

Villar de Farfón.
Nous ne sommes pas seuls sur le chemin. Deux pélerins espagnols que nous avions croisés à Tàbara. Ils partaient lorsque nous arrivions pour le petit-déjeuner. ils sont partis d’Avila.
Village de 14 habitants. Nous ne verrons personne.
Village abandonné.
Malgré tout, à la sortie un café chez l’habitant.


Des petits chemins comme nous aimons.
Rionegro del Puente.
Rio vraiment noir !!!
De Riongro à Mombuey nous cheminons sur l’herbe. Quel plaisir, plus de petits cailloux qui montent dans mes chaussures et m’obligent à me déchausser régulièrement !!!

Une grosse chenille perdue sur l’herbe.

Une haie jaune et nous arrivons à Mombuey.
Ouf !!! Les jambes marchent toutes seules mais elles sont bien contentes de s’arrêter.
Lundi 23 mars 2015
Tábara – Camarzana de Tera – 30,5 km
Non, je ne vais pas vous parler de la Genèse, je n’ai pas assez de culture, mais de notre septième jour de marche qui n’était pas un jour de repos !!! Mais sans difficulté.

La légère couleur blanche … c’est de la gelée blanche !!!
Pas de vent donc pas de ressenti négatif, le thermomètre d’Yves annonce 2 degrés.

Nous traversons le chantier du TGV qui doit être stoppé car d’habitude on nous fait faire un détour.

Et bien non, c’est une erreur !!! Nous allons tourner très vite à gauche.

Et trouver une végétation différente.

À droite les chênes.

À gauche les cistes. Un peu tôt pour les fleurs.
Petite parenthèse, mais pourquoi partir si tôt dans la saison, deux raisons :
- Je suis très gênée par la chaleur ceux qui ont déjà randonné avec moi le savent.
- Nous n’avons plus un mois de libre avant la chaleur.
Premières bruyères.
Villanueva de las Peras. Et toujours les platanes taillés différemment de chez nous.
Encore des « bodegas » souterraines.
Pour une fois j’ai pensé à photographier les gens avec lesquels je parle. Un couple dans une petite parcelle de vigne.
Le monsieur est tout content de discuter avec nous, la dame est en train de biner. Il a deux jerricanes devant lui. Je lui demande à quoi ils servent ? À arroser !!! Il y a des inondations partout mais ici il ne pleut pas. 
Rare rencontre.

Pas question de se perdre.
Pour la première fois une aire de pique-nique. Ce n’est pas l’heure de manger.

La pluie et le grésil sont arrivés un peu avant Santa Croya de Tera.

Nous mangerons à l’abri des vestiaires du stade de foot !!!

Nous longeons des peupleraies,

une rivière et nous voilà enfin à Camarzana.
Dimanche 22 mars 2015
Granja de Moreruela – Tábara – 24,5 km
Départ de Granja. Étrange village traversé par la nationale bordée de rails de sécurité.

C’est la première fois qu’il pleut, nous allons tester nos nouvelles capes de pluie. Savoir si nous serons autant mouillés dedans que dehors ???
Nouveau look d’Yves. Pas mal la pince à linge pour faire tenir la capuche sur la casquette !!!!

Nouvelle borne avec le Camino Sanabrés.

Enfin de la végétation !!! Des chênes et des cistes.

Nous traversons la rivière et là nous avons le choix : soit continuer pendant quelques kilomètres sur la route, soit prendre à travers les bois. Déconseillé en cas de pluie, plus long et plus accidenté. Je choisis la route, gain de distance 4 km, très appréciable car la route était déserte et agréable.

La pluie s’est arrêtée.
2,5 km de ligne droite !!! Mais c’est beaucoup plus agréable que les autres jours, plus verdoyant, plus varié.
Caves souterraines à Faramontanos de Tábara.

Un joli chêne.

Quelques lignes droites.

Et nous arrivons à Tábara sous le soleil.
En longeant des clôtures très différentes !!!!
Samedi 21 mars 2015
Montamarta – Granja de Moreruela – 24,7 km
Nous quittons Montamarta et le Zangarrón. Personnage burlesque et masqué qui court et sautille à travers Montamarta en interpellant et en se moquant des habitants lors de son carnaval qui a lieu le premier et le six janvier.
Iglesia de la Virgen del Castillo qui domine le lac artificiel de Ricoboyo. 
Il fait frais ce matin, le vent souffle !!!

Enfin un peu de végétation mais pas pour longtemps. Nous sommes toujours déviés à cause de l’autoroute et du train.
Au loin, les ruines de Castrotorafe.
Fontanillas de Castro.
Arrêt vers 13 h dans l’unique bar sinistre et vide, de Riego del Camino. Je suis attaquée dès l’entrée par la patronne, car je pose mon sac sur une chaise !!! Elle nous sert notre manzanilla (camomille) et va s’asseoir face à la télé. Elle nous souhaitera tout de même « buen camino » en partant.
Nous partons donc jusqu’au village suivant, Granja de Moreruela, où nous trouverons vers 15 h un bar accueillant où nous pourrons manger.
C’est ici qu’il faut choisir. Soit nous partons vers Astorga retrouver le Camino Frances soit vers Orense et le Camino Sanabres.
Nous partirons demain matin vers la gauche. En espérant que le paysage change enfin car c’est vraiment monotone et pas très agréable.
Vendredi 20 mars
Zamora – Montamarta – 24 km
Sortie de Zamora, nous faisons très attention car la signalisation a changé à cause des travaux de l’autoroute et du train.

Il fait très beau, nous allons pouvoir regarder l’éclipse, j’ai trouvé une paire de lunettes gratuites, françaises, hier à Zamora. Je spécifie françaises car j’aurais pensé que ce genre de chose venait de Chine.
Vous ne verrez pas mieux car impossible de faire une photo. Il doit falloir avoir un appareil plus perfectionné.

L’ombre de la lune.

Ça sent mais on ne les voit pas.

Et un nouveau clocher avec une cigogne. Tout ce qu’il faut pour me ravir !!!

Aïe, aïe, aïe !!! Ce n’est pas le bon chemin, ni le bon village.
Resultat nous ferons 24 km au lieu de 17,5 !!!

Ça va être droit, droit, droit. Avec du vent !!!
Heureusement, il y a des petites fleurs..
des chenilles …
et des passages au bord de la route pour faire passer le temps.

Enfin Montamarta, c’est aussi beau que ça dans tout le village !!!
Aujourd’hui nous avons été racolés par un 4X4, c’est moins amusant que le cheval !!!

Je ne peux pas m’empêcher de terminer par un clocher.
J’ai oublié de parler des pèlerins. Mardi soir il y avait deux belges dans notre hébergement.
Aujourd’hui, pour l’instant nous sommes seuls.
Jeudi 19 mars 2015
Journée de repos et visite de Zamora. Ville qui compte 13 églises romanes. Temps gris, les photos ne seront pas très jolies.
À gauche l’église San Andrés, à droite le séminaire San Antilano, au milieu la statue de San Alfonso de Zamora.
Calle Balborraz.
Les moulins de Olivares sur le Duero. Essai de photo en noir et blanc.
San Claudio de Olivares.

Palais épiscopal.

La coupole de la cathédrale avec ses godrons recouverts d’écailles de pierre.
Vous ne verrez aucun intérieur d’église car il est interdit de faire des photos.

Le chateau de Zamora.

Ça sent le printemps.

L’entrée du parc du Château.

Rua de los Francos.
Plaza de Viriato. Les platanes ont leurs branches greffées les unes aux autres.
Pénitents devant San Juan de Puerta Nueva.


La semaine sainte approche, les vêtements sont en vente dans les magasins.

La police municipale.

Publicité pour le Lechazo (agneau de lait) pour Sophie et Luc.
Église de San Andrés.

Le marché.

Le palais de los Momos.

Et pour terminer ma petite cigogne sur le clocher de l’église San Esteban.
Mercredi 18 mars 2015
El Cubo de la Tierra del Vino – Zamora – 32 km
Aujourd’hui c’était 14 ou 32 km, les 14 km étaient terminés à midi dans un petit village …


Ravitaillé par les cigognes !!!
Je voulais dire évidemment un tout petit village, donc après un arrêt dans l’unique bar pour manger un sandwich, nous repartons vers Zamora 18 km plus loin.
Retour à hier soir. 
Notre logeur, à la demande d’Yves, (qui l’avait lu quelque part) nous a emmené à l’extérieur du village, voir des caves souterraines. La region était viticole, les raisins étaient vinifiés et conservés sous terre. L’Europe a donné des primes d’arrachage, les vignes ont presque disparu mais les caves sont restées et les gens s’en servent pour se réunir et faire des repas.
Sur les photos on voit des entrées de trois caves : une en bas en face de l’escalier, une à droite en bas et l’autre à gauche.
Je n’ai pas pensé à faire une vue d’ensemble mais il y en avait des dizaines plus ou moins bien conservées.
Retour au départ.

Il fait beau, les bourgeons éclatent.


Nous commençons par suivre la ligne de chemin de fer, mais vu l’état de la signalisation les trains ne vont pas nous gêner !!!

Nous traversons une plaine abondamment cultivée.

Un patchwork de couleurs.
Toujours de magnifiques arbres au loin mais parcours sans ombre.

De nouvelles bornes de signalisation avec un superbe bâton de pèlerin.

Pas question de se perde.

Nous allons suivre un GR pendant 6 km jusqu’à Zamora.
Enfin Zamora et le pont piétonnier du XIIIème siècle sur le Duero.
Ouf, enfin !!! Ça fait 12 km qu’on aperçoit Zamora au loin …
Reportage sur Zamora demain, nous y passons deux nuits.
Mardi 17 mars 2015
Calzada de Valdunciel – El Cubo de Tierra del Vino – 21 km
Vu devant la maison d’un serrurier au milieu de plein d’autres sculptures. Mon père aurait adoré ceci, lui qui avait rempli son jardin de girouettes.

Un adorable petit plan d’eau.

La signalisation n’est pas aussi récente que celle de la sortie de Salamanque !!!

C’est toujours aussi droit.
»Jusqu’à El Cubo de la Tierra del Vino, le parcours est l’un des moins attrayants que nous ayons connu depuis Séville ». Voici ce que nous dit le guide pour l’étape d’aujourd’hui …
Effectivement nous suivons l’autoroute pendant presque toute l’étape !!!
Par chance ce n’est ni l’A7 ni l’A9, d’où mon titre pour la chanson qui m’a poursuivie pendant toute la matinée. Mais une autoroute peu fréquentée et peu bruyante.
C’est droit droit droit comme hier et aussi un peu vallonné.
Au début de la rando je pense que j’ai bien de la chance d’être là même si c’est un peu monotone. Yves est là et comme moi il aime la rando. Il ne fait ni chaud ni froid, le temps idéal. Ce n’est qu’une étape de transition, demain ce sera mieux. Et surtout, je vais cheminant vers un vieux rêve Saint-Jacques de Compostelle, moi la mécréante !!!
A la fin j’ai hâte d’arriver et de changer de paysage !!!

Utilité de la signalisation !!!
Quelques très beaux spécimens de chênes-lièges.
U
Un petit peu avant l’arrivée nous croisons un cavalier, c’est le propriétaire d’une « albergue » qui nous demande si nous avons pour dormir ce soir et nous invite à aller dans la sienne. Je pense que c’est la seule qui est ouverte.
Marché conclu, nous allons chez lui. Moi qui avait decidé d’arrêter l’alcool il commence par nous servir l’apéritif …
Ça fait deux jours que nous assistons aux corridas de Valencia dans les bars.
Ici c’est aussi une grande region de taureaux.
Lundi 16 mars 2015
Salamanque – Calzada de Valdunciel – 19 km
Soleil, soleil, soleil !!! Ciel bleuuuu.
Ça pique un peu sur mes mollets au départ, je marche avec un corsaire et il est vrai qu’au départ il ne fait pas très chaud. Mais ça ne dure pas.
La cigogne est là pour me souhaiter « buen camino ».
Nous ne risquons pas de ne pas voir la signalisation !!!
Nous quittons Salamanque et allons suivre la nationale, comme le dit le petit panneau, pendant 6 km. Jusqu’à Aldeaseca de Armuña.
C’est droit, droit, droit !!!
Enfin un chemin de terre après avoir erré pendant 2 km pour trouver le bon chemin.
Des champs cultivés jusqu’à la fin de l’étape.

L’endroit …

Et l’envers du décor !!!

Étrange façon de cultiver les vignes, chaque pied est dans un trou.

Castellanos de Villiquera. 2ème village traversé.
C’est toujours tout droit jusqu’à Calzada de Valdunciel où nous arriverons à 13 h30, la bonne heure pour manger en Espagne.

J’ai suivi sagement mon ombre.
Nous avons investi dans un thermomètre. Il est sur le dos d’Yves, je le sors 27 degrés !!! Je le mets devant moi à l’ombre 10 degrés, il fait frais mais je suis en T-shirt.
Petite étape facile, très bien pour un 16 mars mais un 14 juillet ou un 15 août je tournerai de l’œil car pas un seul arbre.
Si vous ne pouvez pas vous passer de la télé pas de problème dans beaucoup de restaurants !!!