Mardi 24 février 2015
Cadaqués – Rosas 22,3 km
Le soleil est de retour et le vent aussi …

Au revoir Cadaqués.
Nous longeons la mer avant de monter sur une colline.


Des murets en pierre et de larges chemins.
Le vent n’est pas trop gênant.

Retour vers la mer, première crique,la Cala Joncols.
Nos sacs se reposent et nos dos aussi !!!
La suite de la rando va être une succession de montées, de descentes, de passages sur des chemins de ronde à flanc de falaises, un parcours magnifique.
Nous mangeons notre sandwich dans la Cala Montjoi, là où se trouvait le restaurant el Bulli, célèbre dans le monde entier mais qui a fermé.
Des chemins agréables avec quelques petits passages un peu plus difficiles mais rien de bien dur.
Ici aussi ça brûle.
Je n’ose pas imaginer comment le feu doit courir quand il y a du vent comme aujourd’hui.
Petit à petit le vent a forci et selon l’endroit ça devient épouvantable.

Ouf !!! Nous voici enfin devant le port de pêche de Rosas.
Je n’ai jamais autant peiné pour aller de la plage de Canyelles à Rosas. Dans mon souvenir c’était très près mais là avec le vent de face ça a pris un temps infini.
Coucher de solei sur la baie de Rosas.
Le vent souffle toujours aussi fort. Aïe aïe aïe demain !!!!
Lundi 23 février 2015
Llanca – El Port De La Selva – Cadaqués – 22,3 km

Départ comme hier par des escaliers.
Yves est là ….

Mer d’huile, pas un souffle de vent mais ciel gris !!! Évidemment on ne peut pas tout avoir !!!

Décoration sur le mur de clôture d’une villa.
Nous suivons un chemin de ronde au bord de la mer jusqu’à El Port De La Selva.
Quel calme, nous revivons après la tempête d’hier !!!

Yves est toujours là. Nous commençons à rencontrer des vaches. Nous avons quitté le bord de mer et changé de GR, nous cheminons sur le 11, sur de larges chemins forestiers.
Le 92 semblait trop grimper.

Toujours des vaches.
Nous changeons de directions pour rejoindre le …

Nous ne risquons pas de nous tromper. D’ailleurs c’est très bien fléché.

Je retrouve enfin les énormes asperges sauvages que nous avions vues lors de notre première rando dans ce coin.

Nous cheminons pendant des kilomètres à flanc de colline sur un chemin plat avec vues sur les collines, la mer et de nombreuses …

Capitelles.
C’est très agréable mais pas à faire en été car pas un seul arbre !!!

Nous descendons par un chemin bordé de magnifiques murs de pierre.

Fin de la rando.
Pas de vent.
Pas perdu Yves. C’est lui qui a pris cette photo digne d’une carte postale.
Dimanche 22 février 2015
Vestric – Gare de Vergèze Codognan – Gare de Port Bou – Llanca – 10 km

Ça commence sur le quai de la gare de Vergèze :
– « mais ce ne sont pas les bonnes chaussures !!! Ce sont les vieilles trouées »
– « allo Anne ….. »
Sauvée, Anne arrive lorsque le train rentre en gare.

Aie aie aie, on dirait qu’il y a du vent. Le train tangue.

Descente de la gare de Port Bou.
Une autochtone est étonnée que nous partions à Llanca avec le vent qu’il fait….
Le Gr 92 est bien indiqué en bas de la rue.
Cette fois nous sommes à pied avec le sac à dos, nous allons, si tout va bien jusqu’à Blanes en suivant la côte.

J’ai survécu à la première côte et surtout à la bourrasque qui a failli m’emporter en haut du Coll Del Frare, c’est effrayant par moments, je n’ai jamais marché dans de telles conditions !!!

Colera. Un pont Eiffel.
Tout est fermé même l’hôtel où nous avions dormi lorsque nous avons fait Collioure – Cadaques.
Nous mangeons notre sandwich assis sur un escalier un peu abrité du vent qui est toujours aussi violent, 110 à l’heure d’après la météo.

Je n’ai jamais vu ça, le vent forme des nuages d’eau qui se déplacent rapidement sur la mer et font des arcs-en-ciel. C’est magnifique.
Aie aie aie, les ennuis continuent, j’ai perdu Yves … La dernière fois que je l’ai vu j’étais agrippée à un arbuste en attendant qu’une rafale de vent se calme. J’ai avancé lorsque ça s’est un peu calmé, je suis arrivé à un endroit à l’abri et là plus de mari.
La consigne est : si on se perd, on retourne à l’endroit où on s’est vu la dernière fois.
Demi tour, alors.
J’en prend plein la figure, impossible d’aller jusqu’à cet endroit, ça souffle trop fort.
Et le téléphone ? me direz-vous ?
Éteint évidemment !!! Le sien.
Je re-essaye un autre chemin, je fais demi-tour et puis zut !!! On se retrouvera à Llanca.
Je ne suis pas tranquille il ne faudrait pas qu’il soit blessé.
En plus il ne sait même pas le nom de l’hôtel …
Ouffffff mon téléphone sonne, il était monté jusqu’à la route quand il a vu que ça soufflait tant. De là il voyait l’endroit où l’on s’était perdu.
Il a attendu, attendu, elle n’est pas venue !!! comme dans la chanson. (Elle c’est moi)
Il a arrêté une voiture qui avait un téléphone (le sien, il avait tenté de le mettre en marche avec un code faux!!!)

Et voilà Llanca où nous nous sommes retrouvés.
Dernières nouvelles : la météo annonce un baisse du vent pour demain.
Pour vous rassurer, comme le vent soufflait de la mer, on était souvent déséquilibré mais on était plaqué vers la montagne, pas de risque de tomber à la mer …..
Moustey – Dax – 90 km
Super mamie d’après Yves car je suis arrivée au bout (870 km) sans un jour d’arrêt.
Et pour moi super papi car il m’a attendu patiemment sans rien dire.

Nous croisons d’immenses rampes d’arrosage dans les maïs.

Longues zones de reboisement suite aux destructions de la tempête de 2009.

Je ne pense pas que le camions aillent à St-Jacques !!!
Après Labouheyre, une dizaine de km le long de l’autoroute.

Au loin d’énormes engins rouges.

Ramassage mécanisé des haricots verts.

Nous sommes toujours sur la bonne route.

Il est 13 h, nous sommes à Lesperon, fin de l’étape indiquée par notre guide.
Après un sandwich et surtout un millefeuille au chocolat, nous décidons de faire les 30 km qui nous restent pour arriver à Dax.

Mat aperçu très souvent depuis que nous sommes dans la région.
Honneur à notre élu. Anniversaire, etc …

Dax. Écarteur de course landaise.

Ce coucher de soleil pour vous dire : au-revoir à une prochaine expédition.
Bordeaux – Moustey – 66 km

Prieuré de Cayac à Gradignan qui était la fin de l’étape d’hier. Mais nous avons préféré passer la soirée à Bordeaux.

Et nous voilà partis dans les Landes.
Ça va être droit, droit, droit, plat, plat, plat.

Du coup mes petitous vont m’accompagner toute la journée.
Siméon avec sa draisienne.

Charlotte qui a attelé sa carriole pour transporter mes bagages. Merci ma chérie. Ça m’a bien aidée

Et alors, Valentin ! Ce n’est pas comme ceci qu’il faut s’assoir pour pédaler.

Des hectares de cultures de pelouses de stade.

De la bruyère, des fougères et des pins.

Et nous voilà arrivés à Moustey et ses 2 églises côte à côte.
Blaye – Bordeaux – 46 km
Nous quittons Blaye en traversant l’estuaire de la Gironde sur un bac.

Je vous ai menti. Nous sommes à l’autre bout du monde sur une ile déserte …

1/2 h de traversée et hop nous voilà dans la région des châteaux prestigieux.

Promis plus d’églises pour aujourd’hui.
Juste une petite dernière : le dôme de l’église de Lamarque.

Des châteaux partout dont j’ai oublié le nom.

Sauf celui-ci : le château Margaux, un des plus célèbres.

Paysage typique du bordelais.
Les rosiers en début de rangée pour prévenir les viticulteurs des attaques de l’oïdium, le rosier étant plus sensible que la vigne.

Fin des châteaux.
Nous roulions sur une route touristique avec un peu trop de trafic.

Petit crochet sur une route tranquille au bord de la Garonne.
Et nous voilà répartis sur la départementale. Mais plus de châteaux, il fait chaud, soleil, c’est droit … Plus aucun plaisir … Vivement Bordeaux !!!

Enfin !!! Le pont Chaban-Delmas.

Une Fiat 500. On dirait un jouet d’enfant !!!

Seuls au monde !!!
C’est incroyable ça grouille dans toutes les rues.
Je crois que nous avons perdu l’habitude de la foule sur nos petites routes de campagne et dans nos petits bourgs.
Objectif atteint.
Nous avions dit : Paris – Bordeaux.
Nous avons fait environ 700 km.
Il fait beau, nous ne sommes pas fatigués, il nous reste quelques jours, nous allons continuer.
Pons – Blaye – 65 km

Nous quittons Pons en passant devant St-Vivien (comme toujours église romane), le rond-point des pèlerins et l’hôpital des pèlerins qui date du moyen-âge.
Ouf !!! Pas d’hôpital pour Yves ou moi pour l’instant. Pourtant ce n’est pas dans nos habitudes en voyage ces temps-ci !!!
Petites routes tranquilles, plates, un vrai régal. Il fait encore frais. Le rêve !!!
Les petits villages et les petites églises défilent.

St-Genis-de-Saintonge ??? Je ne sais plus !!! Il y en a tellement !!!

Plassac, clocher roman en tuiles émaillées.

Consac.
Là nous nous perdons. Nous sortons de notre route. Nous demandons 2 fois notre chemin.
Et nous arrivons à …

… Mirambeau chez un adorable quincailler qui nous a vendu des rustines. Nous n’en avions plus depuis mardi. Nous avions rencontré un homme un peu étrange qui nous a dit avoir percé. Nous lui avons prêté nos rustines et … homme et rustines ont disparu pendant que nous pique-niquions sur un banc !!!
Adorable quincailler qui nous a donné une carte postale de sa boutique et avec lequel nous avons discuté un certain temps ou un temps certain, comme vous voulez !!!

Le paysage change.
Je retrouve l’ivresse des descentes et vous devinez ce qui se passe ensuite ???
Aie, aie, aie, ça monte.
Heureusement, ça ne dure pas trop longtemps.

Pour changer des églises.
Une colonne romaine.

Nous commençons à voir des vignes.

Non, la photo n’est pas floue !!!
Nous traversons des nuages d’insectes. Bouche fermée évidemment. Mais aussi sans respirer par le nez, sinon étouffement assuré.
Ça tape partout sur notre corps.

Résultat sur mon joli gilet jaune !!!
Je pense que c’était des fourmis ailées.

Plus que 14 km pour finir la journée, sur une agréable voie verte.
Il fait très chaud à nouveau, 34 degrés à Mirambeau !!!
St-Jean-d’Angely – Pons – 50 km
Dans mon récit d’hier j’ai oublié de mentionner le gros orage que nous avons eu vers 19 h.
Quelle matinée et dire qu’on voulait arriver à Saintes hier soir !!!
2 h30 pour faire 25 km alors qu’il faisait frais et que nous avions bien dormi !!!
Si nous l’avions fait hier soir avec la chaleur et l’orage … j’aurais fini couchée dans le fossé !!!!
De vrais montagnes russes !!!

Petit crochet pour voir la lanterne des morts de Fenioux.
Ouf ! Enfin nous arrivons à Saintes.

A l’intérieur. Non ce ne sont pas des fidèles mais 3 groupes de touristes avec chacun un guide. Un 4ème groupe est devant la porte !!!

Des tapisseries à la place des tableaux traditionnels.

Nous quittons Saintes en longeant la Charente.
C’est plat mais ça va monter sous peu !!!

Un autre dans les maïs. C’est moins fatigant pour rouler que les montagnes russes de ce matin.

Des champs à perte de vue. Le guide cite à tout moment le blé qui ondule !!!! Il n’a pas été écrit en septembre …
Melle – St-Jean-d’Angély – 59 km
Ciel gris ce matin, c’est mieux, il fait moins chaud.
Départ en direction des Mines d’Argent, exploitées de 602 jusqu’à au moins 995. L’argent servait à faire de la monnaie. Le monnayage fut actif de 768 à 1189. L’atelier monétaire faisait notamment partie des dix ateliers autorisés à maintenir leur activité par Charles le Chauve par un édit de 864. Il était le seul légal pour la grande Aquitaine.
Mais nous n’irons pas les voir car nous tournons avant.
Nous ne verrons pas non plus St-Pierre la 3ème église qui est de l’autre côté de la ville.
3 horribles km sur une grande route remplie de camions.
Ouf nous tournons !!!

Tournesol.
Vaches, tournesol, maïs.
Tournesol, maïs, vaches vont se succéder tout le long de notre journée.

J’oubliais les grands champs labourés.

A partir de là, tout notre périple en Charente-Maritime va être indiqué par des bornes à chaque croisement.
Plus question de se perdre.

Nous suivons le chemin de St-Jacques et ce n’est pas toujours goudronné. Beaucoup de pistes blanches. Pas toujours très facile pour moi de pédaler et d’avancer.
En outre le soleil est sorti et il fait très chaud.

Église St-Pierre à Aulnay-de-Saintonge. Encore du Roman.

Au bord de la route dans le jardin d’une villa.
Très sympa car je commençais à ne plus avoir d’eau.

Ça faisait longtemps que nous n’avions pas vu de rivière.

St-Jean-d’Angely. L’abbaye royale.

Toujours l’abbaye royale où nous dormons cette nuit. Hébergement jacquaire à 12 € par personne. Royal !!!
Poitiers – Melle – 62 km
Départ en côte, au bout de 600 m je pousse déjà le vélo !!! Aie, aie, ça promet …
Sortie interminable de Poitiers dans la circulation.

Église de l’abbaye de Fontaine-le-Comte.

Ouf ! Ouf ! Ouf ! Après 3 km de route à forte circulation, nous voici enfin dans la campagne.

Pas de photos du centre ancien !!!
Ni du château de la fée.
Trop grosse côte pour y accéder donc je file tout droit … la route est plate.

Hôtel de Menoc.
Nous voici à Melle, petite cité de caractère.
3400 habitants, 3 églises romanes.

Saint-Hilaire, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Autel très moderne en marbre.
La 3ème peut-être demain si notre route passe devant !!!
Bilan de la journée :
– pour la première fois le soleil s’est caché vers 15 h mais il fait toujours aussi chaud.
– la côte de Poitiers a été la seule grosse côte, j’ai monté toutes les autres facilement … (menteuse tu as évité celle de Lusignan !!!)











































