Lundi 31 mars 2014 – 17,3 km
Après longue étape d’hier, une petite pour se remuscler, non reprendre des forces pour demain.
Étape de transition, plate, avec final sous la pluie. Paysage toujours identique, avec ce jour, passage d’un petit village Casas de Don Antonio, 200 habitants, 1 bar et les boissons toujours à 1 euro : café, cerveza, eau …
Le temps de fairea sieste et la lessive totale car le temps et les outils (chauffage) de faire sécher.
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Dimanche 30 mars 2014 – 40,530 km
On reprend le sport du moment : la marche.

Lac de Proserpina ou retenue d’eau construite par l’empereur Auguste pour alimenter Mérida.

Le paysage change complètement pour redevenir sauvage, chênes-lièges et surtout blocs de granit.

Troupeaux de vaches et de moutons seront les seules rencontres.

Enfin presque, seul le jeune espagnol qui marchait devant et qui m’a attendu pour passer un important troupeau de vaches et de veaux. Dangereux.

Des kilomètres de landes, avec beaucoup de plantes pour finir par les jardins potagers du village d’arrivée.
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Samedi 29 mars 2014
A travers la ville

L’amphithéâtre, 8 av. J.-C, 14000 places

Le théâtre, 15 av. J.-C, 6000 places

Le temple de Diane, entre 15 et 37 ap. J.-C

Le pont romain, 2000 ans, 800 mètres, 60 arches

Le musée national (une partie)

Le cirque, ou stade, 100 m de large et 400 m de long, 30000 places
Les pierres parlent !
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Vendredi 28 mars 2014
Moi aussi je vais raconter ma journée !!!
Certains la connaissent mais d’autres non, alors pour tous mes fidèles lecteurs …
Réveil à 2 h du matin pour un départ à 2 h30. A 3 h30, toujours pas de taxi.
L’avion est à 6 h45 et il y a 1 h30 de route jusqu’à l’aéroport.
Je n’ai plus de portable mais j’ai le numéro de l’assistance. Sauvée !!!
Le taxi n’a pas bien compris … il devait me prendre ce soir … il dormait, heureusement il habite Zafra.
Départ à 4 h. On boucle les ceintures et nous voilà partis, je ferme les yeux, je n’aime pas voir la route lorsque je ne conduis pas.
Un nouveau bruit dans la voiture … les essuie-glaces se sont mis en route, sans s’arrêter jusqu’à l’aéroport.
Juste un léger ralentissement devant un radar fixe … à 5 h je suis dans l’aéroport !!!
Seville -Paris, Vueling bien, sauf pour mes genoux et la place dans la rangée du milieu. J’ai oublié de demander un hublot et pour moi, si pas de hublot, pas de plaisir à être dans un avion !!!
Paris – Montpellier. Air France a changé les sièges sur les moyen-courriers. Ils sont droits mais l’espace pour les jambes est immense…
J’ai mon hublot au fond de l’avion. Deux jeunes filles sont assises à côté de moi. Je ne suis pas muette, elles non plus … ma voisine habite Vestric !!!
Elle me propose de me ramener.
Non, une ambulance m’attend.
Alors, elle est où cette ambulance et cet ambulancier habillé en blanc ?
Une heure plus tard je suis toujours là, sans téléphone. Comment peut-on vivre à l’heure actuelle sans téléphone ?
Je peux vous dire que c’est la galère !!!
Après 3 points phone où je n’arrive pas à appeler mon numéro espagnol et la dame de l’information qui me trouve le numéro de Maif assistance qui me donnera le numéro qui permet d’appeler l’assistance espagnole depuis la France … bien sûr pas le même que celui que j’avais !!!
Justement ils sont en contact avec l’ambulance qui ne me trouve pas et qui les a appelés.
C’est un véhicule léger, on ne lui a pas permis de se garer devant l’arrivée et il est habillé en bleu !!!

Ouf, ma maison
A 18 h je suis chez mon médecin.
Prise de sang et nouvelle analyse d’urine ce matin.
Le laboratoire doit me téléphoner cet après-midi s’il y a quelque chose …
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Vendredi 28 mars 2014 – 42,530 km
Programme du jour :
Pour Aline rapatriement médical
Pour Yves marche et pluie
Marche pour avancer. Nos jambes sont faites pour ça.
Et pluie parce qu’il pleut

J’ai toujours le même paysage, de longues droites sur des pistes, bordées de vignes et de temps en temps d’oliviers.
Quand, 5 km du départ chemin de terre rouge, plutôt tournières de vignes .

Inutile d’insister, la gadoue, doue sur 3 km.

Marche facile, chemin peu vallonné, j’avance vite et décide à la fin de la première étape de continuer la seconde plus courte ( 15 km) après le repas.

Non, nous ne sommes pas aux Baux de Provence mais à Torremegia.

Arrivée à Mérida par le pont romain après 8 heures 7 minutes de marche.
Jeudi 27 mars 2014 – 21 km
Ce matin, c’est sûr je pars seul pour toujours. Non, pour la suite du chemin seulement. Aline rentre demain pour de faire soigner et j’espère qu’elle reviendra pour finir ensemble la via. 1000 km, ça prend du temps.
Temps brumeux et froid me voila parti. A peine sorti de la ville, un scooter arrivant du nord déboule. Il s’arrête et dit « perigrinos » ce n’était pas le père François mais un aubergiste qui racolait.

Mur en pierre sèche, draille et après des oliviers à perte de vue.

De vieux oliviers mais aussi beaucoup de jeunes plantations.

Puis changement de cultures, que des vignes et déjà parties en végétation .
Mercredi 26 mars 2014
Ce matin 39,5 au réveil. Désespérée j’appelle mon assistance pour être rapatriée.
Il me faut voir un médecin agréé par cette assistance. Un taxi vient nous chercher et nous amène aux urgences de Badajoz (73 km).
Arrivée là-bas j’ai 36,1 le Paracetamol a fait effet !!!
Un docteur me reçoit, fait un bilan qu’il me faudra transmettre à l’assistance pour que les médecins étudient mon cas et décident où non de me rapatrier.
Nous n’avons pas rappelé l’assistance en sortant des urgences. Nous prenons un taxi pour aller à la station de bus. Je viens d’acheter nos billets lorsqu’on me rappelle. Trop tard nous prendrons le bus.
Le rapatriement a été accepté. Je rentre vendredi en taxi, avion, avion, ambulance !!!
Ce soir à 17 h30 j’avais 39,9 !!!

C’était un jour où j’allais bien

Le pèlerin continue et part avec mon portable. La batterie du 2ème portable a rendu l’âme !!!
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Mardi 25 mars 2014
Ah j’ai oublié de marquer la distance que nous avons faite hier. 21,6 km
Toujours un peu de température en me réveillant ce matin 37,7 et complètement à plat.
Le pèlerin part.
Beaucoup de porcheries industrielles, vignes, oliviers, céréales, moutons. vallonné et vent violent de face.
Il stresse pour sa casquette. Toujours le soleil dans le dos, normal on va vers le nord.
Deux arroyos à traverser, pied un peu mouillé au premier, guide dans l’eau au second !!! Le vent va le sécher.
La pèlerine prends un taxi.
Petite route tranquille, oliviers, vignes et pas mal de champs avec des panneaux solaires.
25 km et me voilà sur la Plaza Mayor

Pas de cigognes sur le clocher c’est rare.
Mes cheveux commencent à être plus que sale. Je vais à la peluquería. Ça fait du bien de ressembler à quelque chose.
Je m’endors une heure.
Yves arrive vers 3 h.

Repos, à nouveau une crise de tremblements impossible à maîtriser, j’ai froid.
J’ai 38,8. Paracetamol. Au bout d’un petit moment ça va mieux mais je ne suis toujours pas en pleine forme.
Je pense que mon camino est bien compromis.
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Lundi 24 mars 2014
Départ vers 9 h après un arrêt pour boire un café.
Nous rencontrons un couple d’anglais qui sortent de leur hotel, je ne les avais pas vus depuis Almaden de la Plata. Il ont coupé la longue étape en deux. Almaden – El Réal de la Jara samedi et hier El Réal – Monesterio, ils ont eu froid et beaucoup de vent.
Départ sur des chemins entourés de murets. Et derrière les murets, des chênes, des chênes. Les glands (bellotas) sont la nourriture des cochons noirs dont le jambon est un délice.

Le chemin est très agréable, il fait bon, mes pieds vont bien.

La première partie du chemin va être ainsi.

C’est devenu aride. Plus d’arbres

Nous ne verrons que 3 fleurs comme celles-ci.

Au loin on aperçoit Fuente de Cantos.
Je commence à fatiguer. Ce matin il me semblait que j’avais de la température. J’ai pris un Doliprane.
J’en reprend un et je peux finir le chemin. On va manger tout va bien.

Je me couche et je me réveille toute tremblante. Impossible de maîtriser les tremblements.
Yves va m’acheter un thermomètre, j’ai 40,2.
Nouveau séjour au centro de salud. J’ai pris un Dliprane pour pouvoir me lever.
Analyse d’urine, je n’ai rien.
Le médecin me donne des anti-inflammatoires et du Doliprane.
Je sens que demain c’est à nouveau taxi ou bus !!!!
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Dimanche 23 mars 2014
Journée de repos
Le pèlerin sans son frein (la pèlerine) est allé un peu trop vite et a quelques douleurs.
Les ampoules de la pèlerine n’étant pas tout à fait guéries nous décidons de ne rien faire aujourd’hui et de repartir ensemble demain.

Une rue de Monesterio menant à l’église.

Elle nous attendait pour s’envoler !!!

Fontaine aperçue dans la cour d’une maison.

Il nous reste encore quelques kilomètres !!!!
Aie, aie, nos pieds !!!!

Traitement de choc, c’est bon pour le moral !!!

La pèlerine vous dit bonsoir et espère pouvoir vous raconter à nouveau son chemin de St Jacques.
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